Novembre, l’apaisement

Je me sens en convalescence à scruter mes états d’âme.

L’automne n’est pas à l’action mais à l’introspection et toutes les actions que je dois accomplir pour continuer me semblent contre nature.

Comment faire pour ne pas tout laisser tomber pour hiberner ? Pourquoi toute la marche du monde ne se déroule-t-elle pas entre le printemps et l’été ? Comment sommes-nous arrivés à être aussi éloignés de nos cycles premiers, à les sacrifier au profit, au commerce et à une croissance dont nous sommes si peu bénéficiaires.

Que serions-nous sans nos prothèses technologiques que nous trimbalons comme des grigris ? Quelle pauvreté dans nos âmes vidées de nos liens avec la vie sacrée au-dessus de tout.

Mes pensées paraissent bien sombres sans doute alors qu’à moi elles me semblent éclatantes de lumière. Une lumière profonde et intense qui méclaire avec de moins en moins de tremblements.

Une clarté nouvelle est en train de se nourrir à l’inutilité qui se consume au-dedans. Loin de l’éclat éphémère des trottoirs illuminés et froids, tels la chaleur de l’alcool qui se répand dans l’organisme pour mieux faire sentir le froid qui s’empare de nos entrailles, une fois la brûlure disparue.

Chauffons-nous à l’ardeur jamais éteinte de la vie.

Christine Lenoir

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