Provocation ou interrogation ?

Hier, au petit-déjeuner, je me faisais cette réflexion : si les gens continuaient à évoluer tout au long de leur vie, il y aurait peut être beaucoup moins de lassitude et d’ennui dans les couples.

A part, celles et ceux qui vivent avec un.e psychopathe ou un.e manipulateur.ice pervers.e, le problème numéro 1 de la vie de couple et de famille en général c’est le train-train du métro-boulot-dodo, même si certains ont rayé la case métro depuis la crise sanitaire.

Avec le temps, les habitudes s’installent et la lassitude gagne toutes les sphères de la vie quotidienne. Et cela ne concerne pas que les personnes en couple.

Je le vois bien autour de moi. Parmi les personnes que je connais de près ou de loin. Beaucoup attendent la retraite après une vie passée à travailler à un boulot pas forcément très épanouissant. Et je les comprends parfaitement.

Les souhaits d’évolution sont propres à tous les êtres humains. C’est un concept qui me paraît parfaitement naturel mais qui n’est pas évident pour tout le monde.

«Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps. »

–Paolo Coehlo

Pourquoi évoluer ?

Qui que nous soyons, nous avons des envies, des désirs et des besoins d’accomplissement pour vivre une vie plus épanouissante. Nous sommes tous à la recherche du bonheur.

Tout simplement, parce que la plupart d’entre nous avons été élevés avec des conditionnements, des croyances et des blocages et que nous ressentons le besoin d’aller au-delà de ce que nous voyons.

Nous avons fait comme nous avons pu tant que nous étions enfants et adolescents mais à l’âge adulte, on aspire à une vie au plus près de ce qui nous fait vibrer.

Ce besoin d’accomplissement peut prendre des formes diverses : se mettre au macramé, à la calligraphie, à la couture, apprendre un instrument de musique ou une nouvelle langue, voyager… Pour d’autres, ce sera une reconversion professionnelle, tout envoyer en l’air ou un divorce.

Espérer que nos enfants fassent eux-mêmes des enfants peut être une option mais elle ne suffira pas à combler nos aspirations profondes, ni à nourrir nos besoins de réalisation, ni à remplir les journées une fois à la retraite.

Pourquoi rester à sa place ?

Bien sûr, si votre vie vous comble parfaitement ou que vous êtes bien comme vous êtes, pourquoi pas ? Si vous aimez vos habitudes et votre vie. Pas de problème.

Mais si vous ne ressentez pas d’enthousiasme, si vous rêvez de gagner au Loto pour changer de vie, si vous faites du shopping pour vous faire plaisir tous les samedis, si le matin vous vous levez en trainant les pieds, la seule raison qui vous maintient à votre place c’est la peur du changement.

Tout le monde a peur. C’est une émotion partagée par tous les êtres humains.

Peur de changer de boulot. Peur d’être se trouver au chômage. Peur de ne plus avoir d’argent, d’être à la rue, d’être seul.e, de mourir, d’être malade ou handicapé.e, de n’être plus aimé.e, d’avoir mal. Et c’est normal !

Le peur est une émotion qui peut nous sauver la vie. Si ce n’est pas le cas, tenter de l’apprivoiser permet de ne plus mettre de barrière entre nous et ce dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec nous-même.

La dictature du bonheur peut être bloquante et culpabilisante (d’ailleurs j’en parle dans mon article Lâchez-moi l’enfant intérieur). Ce qui compte c’est votre perception intérieure, ce que vous ressentez en vous.

Qu’est ce que çà change ?

Rien si vous ne faites rien. Rien si vous en faites trop. Rien si vous ne vous écoutez pas. Rien si vous ne partez pas de vous.

Tout peut changer si vous suivez ce qui vibre à l’intérieur, si vous écoutez battre votre cœur, si vous vous poser pour écouter votre respiration, si vous installez une micro-habitude pour ne pas brusquer, mine de rien, si vous décidez simplement de prendre 5 minutes ou 15 minutes par jour vous allez voir ailleurs si vous y êtes.

Explorez votre micro-révolution, faites un pas de côté, vérifier que tout ne s’écroule pas et continuez si çà vous fait plaisir, si cela vous met en joie…

Que vous soyez célibataire ou en couple, pas besoin de tout détruire pour construire de nouveaux chemins que l’on peut faire ensemble pour se créer, inventer, transformer sa vie.

Si non testez les itinéraires Carrosses, ils sont faits pour çà, des chemins de traverse incognito pour vivre votre révolution intérieure à petits pas.

Christine Lenoir

Si mes souvenirs sont exactes, voici une photo de Kandy, prise en voyage au Sri Lanka ou Ceylan. C’est une ville paisible et un peu magique.

Fermer les yeux pour repenser à ce qui nous a emporté au loin autrefois.

Les ouvrir pour contempler ce qui nous entoure dans le présent.

Respirer et laisser la brise qui vient de l’intérieur souffler sur les braises de notre âme voyageuse.

Suivre la douce chaleur qui nous guide aux portes du rêve.

Que découvrons-nous en poussant le portail ?

Un songe oublié que l’on peut ranimer.

Une odeur que l’on aimerait retrouver.

Un espace qui porte au loin le regard.

Ce chemin dans la montagne.

Cette trace que l’on suit sans savoir où elle mène.

Une barrière que l’on pousse.

Un jardin en friche où dort la maison.

Cette maison que l’on n’habite plus qui pourtant fleurit en notre absence, que l’on cherche sans trouver, qui jaillit de nos graffitis, qui renaît de la main posée sur le bois de la porte.

Tout est resté intact. Tout est là.

Repousser les volets.

Faire entrer la lumière.

Commencer le voyage.

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Etre à l’endroit où çà pousse pour soi.

Franck Lopvet

Je pourrais m’arrêter là tellement les mots de Franck Lopvet résonnent clairement en moi. On nous parle beaucoup de recentrage, de connexion à son enfant intérieur mais lui nous compare à un arbre où la graine pousse là où elle est tout simplement.

Vous allez me dire que vous n’êtes pas un arbre et que si la terre où la graine est posée n’est pas assez bonne, l’arbre ne poussera jamais et vous avez raison. Nous avons la chance de pouvoir nous déplacer là où la terre nous est plus fertile, là où notre environnement nous est plus favorable.

Nous pouvons aussi nous dire que là où nous sommes ce n’est pas si mal et décider de voir ce que nous pourrions déjà faire de là où nous sommes et c’est dans ce sens que je comprends « là où çà pousse pour soi ».

Faire avec ce que nous sommes, là où nous sommes, c’est tout ce que nous apprend justement notre enfant intérieur qui ne se pose pas de questions et qui fait tout simplement.

Et si la clé était justement la simplicité. On se complique bien souvent les choses inutilement alors que les choses les plus évidentes, les solutions, sont sous nos yeux.

Je regarde les feuilles d’or des arbres. Elle commence à tomber de plus en plus nombreuses. Dans les feuilles d’or de l’automne, j’y ai vu la quintessence de toute la vie dont elles sont chargées depuis le bourgeon jusqu’à maintenant. Elles ne sont pas encore mortes. Il reste en elles les gouttes précieuses de vie qui donnent cette magnifique couleur.

Quelle est votre essence ? Quelle graine pousse en vous dans le silence ?

Pour vous aider à trouver la graine qui émergera, rendez-vous sur la piste, pour choisir votre direction.

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La marque de l’étoile luit à ton front.

Ne craint pas de la suivre.

Ne craint pas la trajectoire unique du chemin.

Tu es ta propre lumière, celle qui brille de l’intérieur.

Tu éclaires ton propre chemin.

Quelque soit l’intensité de la lumière.

Ferme les yeux, laisse-toi guider, n’aie pas peur.

Entretiens la flamme.

Protège-la dans les vacillements des tempêtes et des écueils.

Elle est ta quête, ton inconnue.

Sois ta propre étoile.

Nourris ta source, ne la laisse jamais se tarir.

Laisse son flot te porter et creuser ton sillon.

Tu dessines ta propre trace.

Etoile parmi les étoiles.

Parfois, on touche la vie des gens rien qu’en existant.

J.K. Rowling

Il y aurait juste à être pour toucher une part de la vie des autres.

Ce serait aussi simple que cela.

Etre soi-même et laisser faire la vie, le ressenti, le temps.

Arrêter de vouloir tout changer, tout chambouler, tout révolutionner.

Etre, faire, dire, transmettre sans penser à convaincre, sans forcer.

Laisser la magie opérer à son rythme.

Au rythme lent de la graine à la plante, à la fleur.

Le temps de s’enraciner, de mûrir, de s’épanouir, de s’ouvrir.

Le temps est le même qu’il y a 15 jours, 3 ans, un siècle.

C’est seulement notre perception qui a changé.

L’automne est arrivé ce matin.

J’ai le choix de suivre ma petite voix ou de rester muette à ce qui me traverse.

D’un côté ou de l’autre, il n’y aura pas de jugement seulement de la bienveillance.

Chacun sa route, chacun son chemin.

Les perles de notre vie passent sur le fil les unes après les autres, autant que le résultat nous enchante.

Je pense à la carte n°6 de l’Oracle de papier « Le choix », en voici le texte :

Le ciel n’apporte aucun message, les réponses sont en toi. La vie peut être parfois très abondante et nous apporter plus que nous ne pouvons expérimenter. Nous avons tant de désirs et tant d’envies à satisfaire sans savoir ce qui nous aidera à vivre une vie selon notre cœur. Même dans la douceur et la lumière, nous pouvons avancer dans le brouillard. Notre âme est dispersée de vivre dans la confusion. Devant tant d’inconfort notre raison se perd à chercher. Il nous faudra choisir, tenter l’inconnu et risquer de se tromper car à tout prendre, on pourrait tout abandonner.

Choisir est notre libre arbitre. C’est la direction que nous prenons selon la priorité du moment mais il y a un autre aspect qui peut nous emmener plus loin et plus haut. « Choisis judicieusement » dit le chevalier de la grotte dans le film « La dernière croisade ».

Il y a la voie de la dureté et celle de la fluidité. La fluidité n’est pas facilité. Elle est évidence et clarté. La voie de la peur et la voie de l’amour.

« Choisis judicieusement ».

6. Le choix Oracle de papier

Sources citations : « Chacun sa route, chacun son chemin » Chanson de Tonton David, « Choisis judicieusement » film Steven Spielberg « La dernière croisade ».

« Rendre lumineux, éclairer d’une vive lumière »

Comme une envie de mettre de l’or partout.

Laisser entrer la lumière avant que tout s’éteigne.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’ombre qui gagne parfois.

C’est un cycle éternel que de passer de l’ombre à la lumière. Explorer nos forces obscures, mieux les connaître, pour renaître à soi et au monde.

Envie de joie et de légèreté. L’éphémère est notre condition.

Tirer la carte du Soleil et se dire que c’est dimanche. Sunday est tellement plus approprié.

On dit « les gens heureux n’ont pas d’histoire » Qui le dit ? Quel mépris !

Ce serait oublier tous les bonheurs et graver le malheur.

Le bonheur a plein de choses à dire, il suffit de le regarder, de s’en gaver, de se remplir, d’en faire des provisions pour plus tard, d’en remplir nos placards.

Définition du mot « enluminer » CNRTL

Etre cette personne aimable, joyeuse et légère. Cette personne qui écoute et qui soutient.

Non je ne suis pas toujours cette personne là, celle que tout le monde voit, celle que je voudrais toujours être. Les apparences sont parfois trompeuses.

Je veux bien montrer ma vulnérabilité mais pas mes zones d’ombre. Je les garde pour moi. Rien n’oblige à tout dire, tout montrer.

C’est peut-être de famille. C’est peut-être dans mon sang et ma lignée comme dit Benjamin Biolay dans la chanson « Mon enfant » que j’ai écouté hier à la radio.

Etre consciente des racines que je porte c’est être consciente de ce que je transmets à mes enfants, à mes proches, aux autres.

Connaître sa part d’ombre c’est éviter de faire porter le chapeau aux autres, c’est prendre la responsabilité de ses pensées et de ses actes.

Ma part d’ombre agit tapie au plus profond de moi. Parfois, je la reconnais. Parfois, elle éclate sans crier garde ou m’échappe malgré moi comme le couvercle d’une cocotte qui saute brusquement. C’est une soupape de sécurité qui empêche l’explosion intérieure.

Un ras-le-bol qui déborde. Des émotions trop longtemps contenues. Exprimer, s’exprimer encore et toujours pour se faire du bien. Ma manière à moi c’est d’écrire souvent, parfois de peindre, toujours de créer à partir de moi. Parfois juste pour moi, parfois pour le partager, le transmettre.

Retour à l’Art Journal.

Connaissez-vous cette pratique entre écriture et arts plastiques ?

J’utilise l’Art Journal depuis de nombreuses années, parfois tous les jours, suivant les périodes, quand j’en ressens le besoin, l’envie.

L’Art Journal est une forme de journal intime visuel

Joyeux, léger où l’on peut écrire ou non.

Il nous emmène mine de rien vers plus de connaissance de soi, plus de réponses, plus de sérénité, plus d’apaisement.

Je pratique l’Art-Journal sur un cahier, ligné ou non, petit ou grand format.

Il peut également se réaliser sur des feuilles, sur des vieux livres, sur ce livre que vous ne lisez pas, un livre de recettes inutiles. Ce qui est intéressant car on utilise les textes et les illustrations existantes si on le souhaite.

Une activité libre de connaissance de soi.

On se laisse aller à l’écriture, à la poésie, au collage, à la peinture, aux pastels, aux feutres. De nombreuses techniques peuvent être utilisées au gré de ses envies ou vers les matériaux qui font sens pour soi.

Quand on a pas envie d’écrire, quand on ne trouve pas les mots, quand on ne veut pas dire, l’Art Journal est idéal.

Le travail souterrain de l’Art Journal

L’Art-Journal parle à notre inconscient, à notre for intérieur. Les choses et les idées viennent d’elles mêmes sans qu’on y pense. Elles se présentent naturellement à nous. Laissez les venir à vous, elles seront justes dans le présent que vous vivez.

Les matériaux que vous avez sous la main

Inutile d’acheter des matériaux coûteux, un cahier spécial.

De simples feuilles blanches, des cartons d’emballage, de la colle, des images et des mots découpés dans un magazine ou des prospectus gratuits, des ciseaux ou non, des bouts de ficelle, des feuilles mortes.

Tout est prétexte à la créativité sur l’Art Journal, c’est totalement libre. Il demande juste un peu de temps à accorder à vous même, de vous consacrer un peu de temps, même un peu.

Pour commencer, prenez une boîte (à chaussures) où vous collectionnerez au fil du temps des éléments qui vous intéressent, rangez-y de la colle et des ciseaux, un vieux livre, quelques feuilles. Ainsi votre atelier est prêt dès que vous avez un quart d’heure ou plus.

Belle créativité à vous.

Les affres du réveil commencent déjà à se faire sentir.

J’ai toujours vécu les horaires comme une contrainte, une entrave à ma liberté, un déni de mon propre rythme.

Quand j’ai arrêté d’être salariée

Ma plus grande joie de ne plus à avoir à mettre le réveil et à ne plus respecter des horaires.

Ce n’est pas un truc de paresseux même si c’est ce que l’on essaie de nous faire croire. On nous a rabâché que

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt (?)

Franchement, j’en doute. Tout le monde peut citer un certain nombre de métiers dont la particularité est un réveil matinal et aussi de personnes qui sont obligées de se lever tôt, et voir que la liberté de choix n’est pas ce qui saute aux yeux.

Pourtant, je me demande si l’on ne se trompe pas depuis le début sur la signification de cette phrase.

Se lever tôt pour quoi faire ?

Pas pour assumer les tâches ménagères quotidiennes que l’emploi du temps ne permet plus de faire en tout cas. Enfin, pas pour moi, à moins que cela représente un besoin irrépressible. Non, je parle plutôt de créativité, de choix, de rituels, de rythme personnel à retrouver.

Je crois que c’est ce que j’ai envie qui se reflète dans ce défi que je me suis lancée tout ce mois de septembre et de cette rentrée 2020.

Me lever un peu plus tôt pour trouver du sens à ce rythme qui n’est pas le mien pour me l’approprier et le transformer en créativité, en joie, en partage et en transmission. C’est aussi une manière d’être ensemble avec tout ceux qui se lèvent tôt qui se disent

je n’ai pas le choix

Ecrire tous les matins, avant ma journée, c’est reprendre les rênes du choix, c’est décider pour soi de commencer avec un acte personnel qui impacte tout ce qui va suivre.

Comment allez-vous commencer votre journée ?

Bonne journée à vous !

Se lever le matin avec l’impression que ce que l’on fait n’est pas fait pour nous, que l’on n’est pas sur la bonne voie.

Qu’est ce qui a fait que l’on s’est lancé.e dans cette direction ? La peur ? La facilité ? Le manque de connaissance de soi ? Par quel miracle avons-nous été conduit à ce matin où l’on se dit :

Je ne suis pas fait.e pour çà !

D’habitude, j’écoute cette petite voix du matin qui me guide sur la voie à suivre pour la journée.

Voix et voie.

Je l’écoute parce que la raison n’a pas encore émergée, elle est encore dans les brumes du sommeil. Alors comment faire si au fond de moi je ressens que ce n’est pas par là que je devrais aller ?

En fait, si c’est un engagement de quelques semaines et après je pourrais changer. Je sais aussi qu’il y a une part de peur et que je suis anxieuse à l’idée de ne pas être assez efficace, pas assez à la hauteur de ce que l’on attend de moi (de mon point de vue).

Je me dis l’art-thérapie soulage mais ne guérit pas. C’est ce que l’on nous apprend à l’école. alors pourquoi m’en faire ?

La question n’est peut-être pas tout-à-fait là.

Ce que je veux c’est être à l’aise et me sentir plus en confiance avec moi-même et mes savoir-faire, être confortable avec mon état d’esprit.

Je réalise que pour l’instant ce n’est pas possible, pour le moment, tant que l’on apprend on ne peut pas être dans le confort et dans l’assurance totale.

A moins d’être uniquement dans des situations connues depuis des années, le doute est toujours là. En fait, la certitude n’existe pas dans la vie.

On ne fait que des hypothèses et des suppositions, des essais. Nous sommes des chercheurs de vie meilleure.

On essaie, on doute, on fait ou pas, on choisit, c’est la vie.

Depuis que j’écris des articles, j’ai pour but d’insuffler un peu d’air, de merveilleux, d’énergie aux autres pour changer ou améliorer leur créativité et leur vie. Voici un thème qui nous concerne tous, les femmes comme les hommes, qui nous est indispensable mais qui parfois nous déserte : 

l’amour.

Bien sûr, pour la plupart d’entre nous, nous avons une famille, des enfants, des amis qui nous aiment et tout se passe très bien dans ce monde là. Mais …

Que faire quand on ne rencontre pas l’amour que l’on voudrait ?

l’amour que l’on espère, la personne que l’on reconnaît et qui parle à notre cœur et à notre âme ?

Je connais très bien cet état là, je l’ai connu pendant vingt ans, à espérer, à désespérer, à me lamenter de ne pas être amoureuse ou de ne pas tomber sur la bonne personne. Et puis, c’est arrivé un jour sans que j’y prenne garde.

A bien y réfléchir, ce n’est pas compliqué.

C’est même très simple, c’est d’ailleurs à cela qu’on reconnait l’amour qui nous fait du bien grâce à sa simplicité.

Tout est simple dans cette affaire là. Rien ne cloche, tout est clair et on ne se pose plus de questions. La preuve : on plonge sans réfléchir dans l’aventure sans penser à tous les petits détails dont on s’embarrasse quand justement ce n’est pas la bonne personne. Alors bien sûr cela peut prendre du temps, beaucoup de temps, parfois un temps fou, en ce qui me concerne une vingtaine d’années. Le temps de comprendre deux ou trois petites choses. Il faut croire que j’avais beaucoup à comprendre. Cela arrive, on ne sait pas pourquoi mais j’ai quand même repéré sur mon cas personnel :

5 attitudes qui font la différence

1. L’état d’esprit

Si vous pensez comme Camille dans On ne badine pas avec l’amour de Musset que

« tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels…« ,

n’oubliez pas que dans la suite de la tirade les femmes sont affublées d’attributs du même genre. A force de se dire et de se persuader que tous les hommes ne méritent pas qu’on les aime, on ne rencontre et on ne remarque que les spécimens représentant ces catégories que nous voulons fuir.

Bien sûr, tous les hommes ne sont pas des anges mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. Oubliez toutes les tirades de certains dîners de filles et autres rabats-joie qui se gargarisent de l’énumération de tous les défauts des hommes : tous des lâches, des égoïstes, on ne peut pas compter sur eux, etc, etc… Vous les connaissez par cœur n’est-ce pas ? Lisez la tirade de Camille jusqu’au bout « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j’ai aimé »Concentrez-vous sur ce que vous aimez chez eux et vous vous apercevrez peut être de la présence de ceux qui valent le coup qu’on s’y intéresse.

2. Etre soi-même

Bien sûr, il y a tous les conseils de beauté que l’on nous prodigue dans les magazines, tous les trucs et astuces pour ne plus être célibataire ou pour le rester, un peu comme les chasseurs ou les pêcheurs qui se conseilleraient les meilleurs coins ou les bons appâts pour prendre le gibier ou les plus beaux spécimens de poisson. Ici, c’est le bon mascara, le bon rouge à lèvres, les bonnes chaussures à talons, la bonne jupe sexy et moulante, les bonnes positions… Si cela marchait, cela se saurait, vous ne croyez pas ?

Bien sûr, tout dépend de la rencontre que l’on souhaite faire mais si vous lisez cet article c’est que vous recherchez quelque chose qui vous emmène un peu plus loin que le prochain week-end.  Vous pouvez vous habiller et vous maquiller comme pour un soir de gala ou pour la montée des marches à Cannes, au matin le carrosse sera redevenu citrouille et votre pantoufle de vair risque de vous donner des ampoules. Alors, rien ne vous empêche de vous faire belle, de vous sentir bien dans votre peau, de porter des vêtements qui vous mettent en valeur, mais jouez la simplicité. Oui encore elle… Si vous aimez la décontraction, ne vous sanglez pas dans l’uniforme de la femme fatale. Si vous aimez les tongs ou les bottines plates, portez-les ! L’amour ce n’est pas un conte de fées, c’est au quotidien que vous avez envie de le vivre, alors soyez vous même.

3. Ecouter sa petite voix intérieure

Vous avez rencontré un homme, il vous plaît, tout va bien, enfin, à peu près. Votre petite voix vous dit que cette parole qu’il vous a dites, ce mot qu’il a employé, cette manière de vous répondre, ce geste ne vous ont pas totalement plu. Un conseil : Votre petite voix a raison. Ecoutez-la !  

Tout le monde vous dit qu’il faut faire des concessions, que tout n’est pas rose dans l’amour, un couple ce n’est pas à 100% au top, tu as un sacré caractère aussi, tu es trop difficile, tu n’es pas assez féminine, fait un effort si non tu finiras seule, etc, etc ... tout çà c’est à jeter à la poubelle.

Si cette relation ne vous satisfait pas totalement maintenant, si çà ne marche pas vraiment ou n’emporte pas votre totale adhésion, dites STOP ! Maintenant, demain, la semaine prochaine, mais rapidement. Ne sous-estimez pas votre petite voix intérieure, ce n’est pas de la peur, c’est du bon sens, c’est qu’au fond de vous, vous savez que cet homme n’est pas fait pour vous. Vous méritez mieux, vous n’êtes pas pressée. Un homme fait pour vous est un homme qui vous aime telle que vous êtes, pas plus blonde, pas plus brune ou un peu moins rousse, pas plus docile, plus gentille, moins voyante, moins exigeante, il vous aime, vous soutient, vous admire, vous trouve belle, vous écoute et c’est pareil de votre côté. 

Un livre a fondamentalement changé ma vision de l’amour, Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria et en voici les 10 commandements :

  1. Tombe amoureuse de quelqu’un qui t’aime aussi,
  2. Recherche quelqu’un avec qui tu aies des affinités,
  3. Connais l’autre, ne l’imagine pas,
  4. Ne t’ennuie pas,
  5. Fixe les règles avant de jouer,
  6. Ce qu’il a fait à la précédente, il peut te le faire à toi aussi,
  7. Fais un pacte, ne sacrifie rien,
  8. Pense que c’est parce que tu le vaux bien,
  9. N’aie pas de secrets (cf cellulite),
  10. Tu mérites d’être heureuse. Si tu ne l’es pas, cherche, compare et trouve mieux.

4. Ne pas en faire le but de votre vie

Si votre seul objectif dans la vie est de rencontrer l’homme de votre vie, vous allez déprimer très vite. 

L’amour viendra de surcroît comme disait Lacan. 

Faites de votre vie ce dont vous avez envie, vivez vos rêves. Si vous avez envie de faire un voyage faites-le, si vous ne voulez pas partir toute seule, partez en voyage organisé en petits groupes, avec une ou des amis. C’est ce que j’ai fait en 2007, d’abord chez une amie, puis avec une agence.

Si vous voulez changer de lieu de vie, allez-y, cherchez l’appartement ou la maison de vos rêves, pas besoin d’un homme pour déménager. Vous voulez changer de boulot, cherchez en un autre. Vous avez envie d’apprendre l’escalade, le dessin, le violon, inscrivez-vous à un cours, dans une association. Vous voulez bouger, engagez-vous pour une cause. Vous aimez aller au restaurant, boire un verre, allez au cinéma, voir un spectacle, proposez des sorties entre amis.

Vivez votre vie avec ou sans homme, avec ou sans amour et vous allez vous épanouir, vous embellir, vous libérer, vivre et vous aimer.

5. N’y pensez plus

Une dernière chose avant de partir. Arrêtez d’y penser. Faire une sortie en ayant en tête qu’il y aura peut être un célibataire pour vous, c’est le meilleur moyen de se gâcher la soirée avant même qu’elle ait commencée quand vous vous apercevrez que personne ne vous plaît, qu’il n’y a que des femmes ou que des hommes mariés.

Faire une activité parce qu’on vous a dit qu’il y avait plein d’hommes ou de célibataires a de grandes chances d’être une mauvaise idée, de coûter cher à votre porte-monnaie et de vous faire perdre votre temps. Vous n’avez pas envie de sortir, ne sortez pas. Sortez pour vous changer les idées, pour l’enthousiasme que l’activité vous donne, pour la joie que cela vous procure de la faire, pour prendre l’air, pour tout ce que vous voulez mais pas uniquement pour faire une rencontre. Et si, elle a lieu ce sera une belle surprise.

L’amour même quand on l’a trouvé ne veut pas dire que l’on vit sur un lit de roses.

Il y a des hauts, des bas, des engueulades, des coups de blues. L’amour n’empêche pas la vie de s’écouler et de nous bousculer mais comme dit Jean-Jacques Goldman dans une de ses chansons « la vie c’est mieux quand on est amoureux« . Soyez amoureuse, amoureuse de votre vie, de vous et le reste viendra.

Bien à vous,

Christine

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