La créativité dont j’ai envie de vous parler, c’est celle que je pratique et dont je vois les bienfaits pour moi-même. La créativité est un outil qui fait déjà partie de notre vie souvent sans le savoir et qu’il faut parfois apprivoiser ou oser écouter.

La créativité est un souffle qui nous traverse.

Comme après l’inspiration, vient l’expiration. La créativité est comme le cycle de la respiration. Elle naît au creux de nous, avec notre cuisine intérieure faite d’émotions, d’énergie, de sentiments, de pensées, d’idées. Elle peut venir de manière désordonnée ou encore embrouillée mais elle ne demande qu’à être matérialisée d’une façon ou d’une autre.

Créer est ouvert à tous

Que l’on apprenne un savoir-faire dans un cours ou que l’on se lance seul.e. Il n’y a pas de règle. Créer appartient à tous. La créativité est démocratique. Elle peut se concevoir avec les moyens du bord, avec l’histoire de chacun, quelque soit notre état d’esprit.

Le seul passage obligé est de se lancer. Même la technique la plus discrète demande à être matérialisée, montrée, exposée pour soi, pour quelques uns, pour beaucoup, pour tous.

Créer pour exprimer

La créativité n’est pas un nouveau concept à la mode. Bien au contraire, l’art existe depuis les débuts de l’humanité, depuis que les êtres humains ressentent, pensent et élaborent.

Créer répond au besoin impérieux d’exprimer quelque chose. Que ce soit une idée, un sentiment, une émotion, c’est un mouvement vers l’extérieur, un besoin impérieux de dire, de faire, d’exprimer ce qui remonte de notre être intérieur.

Cela peut se présenter de 1001 manières avec les mains, les pieds, la tête et tous les sens. La créativité a une palette immense à sa disposition, des techniques et des outils qui vont de l’écriture au théâtre, de la danse au modelage, de la peinture à la calligraphie, du mime au chant, de la photographie au graphisme, de la recherche au crochet, du tissage à la couture, de la cuisine à la bijouterie…

C’est la manière qu’a chacun d’extérioriser ce qu’il a à dire avec ce que la vie a mis à sa disposition, avec les matériaux qui permettent cette expression, la dextérité personnelle et les talents particuliers.

Créer c’est inventer

Inventer avec ce que l’on est et ce que l’on a. Avec un stylo bille sur un cahier, un bâton sur la plage, un bout de carton et de la ficelle, des vieux journaux et mêmes des déchets.

L’invention de la créativité n’a pas de limite. Les possibilités sont immenses si l’on n’écoute pas nos croyances, si on dépasse les codes et les étiquettes.

Créer pour mieux vivre

Créer fait partie de la vie, de l’énergie qui circule en nos corps et nos esprits. Tout ce qui reste coincé en nous sature notre être. Comme on dit « tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ».

Laisser libre court à notre expression créative permet de nous libérer, de lâcher la pression sur des ruminations, des colères, des ressentiments. Mais il n’y a pas que les émotions désagréables à dire. Les émotions agréables telles que la joie, l’enthousiasme, le plaisir sont tout aussi importantes à extérioriser si le besoin s’en fait sentir.

Explorer et révéler sa créativité fait circuler l’énergie et permet de ressentir avec plus d’acuité ce qui nous rend vivant.e. Créer permet d’être à l’écoute de son corps, ses sensations, ses ressentis et de développer ses capacités pour soi-même mais dans notre lien avec l’autre.

La créativité laisse entrevoir la possibilité de moments agréables, de plaisir et de bien-être. Le cours de la vie s’en trouve embellit, rechargé, agrandit de projets qui ouvrent vers un ailleurs réjouissant.

Créer pour la beauté

Quelque soit ce qui dort au fond de soi, la créativité permet de l’exprimer et de le matérialiser, d’en faire une œuvre qui peut toucher une part de nous même. La chose est exprimée, elle nous transforme en observateur.ice. Elle nous apprend à être, à voir, à regarder d’un autre oeil, à être curieux.se.

La créativité permet d’accueillir des parts de soi que l’on avait pas vues, pas comprises, pas aimées. On peut les trouver belles à les regarder dans les yeux. D’autres peuvent être sensibles à cette expression de nous même, la juger belle, l’aimer.

Nous réalisons que notre expression créative peut créer de la beauté. Ce bout de nous imaginé peut être beau et aimable. La beauté nous aide à mieux nous aimer en la partageant avec le monde qui nous entoure.

Christine

Si vous souhaitez partager vos ressentis, laissez un commentaire ci-dessous. Il existe 1001 chemins pour laisser entrer la créativité dans votre vie. En voici quelques-uns : Vous pouvez vous inscrire au Caravansérail pour recevoir des inspirations, de l’énergie et des pistes d’exploration, découvrir la boutique d’inspiration aux voyages Caravanes, flâner dans les accompagnements et ateliers de Carrosses.

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Quel sera votre choix ?

Vous êtes devant la vitrine, subjuguée par le bijou. C’est une parure de reine et en même temps, vous vous dites que vous pourriez la porter tous les jours tellement elle semble faite pour vous.

Votre petite voix vous répète que vous n’avez pas le temps pour ces sottises, vous avez passé l’âge de vous attendrir devant une futilité. Vous n’êtes plus une petite fille qui se pâme devant un bijou de princesse parce qu’il brille de mille feux.

Enfin, vous vous dites que ce bijou ne fait pas du tout ce genre là. Il n’est pas clinquant, ni bling-bling, il est juste plein de profondeur et de mystère. Il vous rappelle les histoires mystérieuses que vous aimiez autrefois, avant, avant de devenir sérieuse.

Allez-vous entrer, juste pour l’essayer ?

Non, non. Vous allez vous faire alpaguer par la vendeuse qui saura vous embobiner pour vous faire essayer le collier. Après, vous ne pourrez plus résister et vous l’achèterez.

D’ailleurs, on ne voit même pas le prix. Il doit être cher, très cher. Ce n’est pas la peine de rêver ma pauvre fille, ce n’est pas un bijou pour toi.

Alors dépitée, vous vous détachez de la vitrine et vous partez d’un pas décidé dans la direction du parking. Vous vous sentez forte car vous avez résisté. Ils sont tellement forts ces commerçants pour vous faire miroiter des merveilles à des prix pas possibles et vous faire regretter vos achats juste après, remplie de culpabilité.

Vous êtes arrivée à votre voiture tout à fait sereine et presque fatiguée par l’énergie qu’il vous a fallu pour résister à la tentation. Vous vous installez confortablement au volant, mettez votre ceinture de sécurité et tournez la clé de contact dans la foulée. Silence. Rien ne se passe. La voiture ne démarre pas. Vous vous acharnez à remettre le contact encore et encore mais c’est toujours le point mort. Vous pestez. Vous culpabilisez de vous être attardée devant la vitrine de ce foutu magasin. Vous vous engueulez seule dans votre voiture.

Que faire ?

Vous tentez de vous calmer vous réfléchir. Vous sentez une petite voix malicieuse vous dire : Et si tu retournais au magasin ? Tu as bien besoin d’un petit remontant pour te faire plaisir. Et tout de suite après, l’autre voix, la raisonnable : Mais tu n’y penses pas, faire une dépense alors que ta voiture est foutue !

Et puis, vous êtes trop énervée. Vous ressortez de la voiture en claquant la porte sans même la refermer. Tanpis ! De toute façon, elle ne démarre pas alors qui pourrait bien la voler. Vous repartez d’un bon pas vers la boutique, cette fois bien décidée à entrer pour essayer le collier même si votre petite voix coupable vous dit que vous perdez du temps plutôt que d’appeler le garage avant qu’il ne ferme ou de prendre les transports en commun ou d’appeler quelqu’un pour vous dépanner.

Vous passez la porte du magasin en faisant tinter un signal sonore. Plantée au milieu de la petite boutique, vous attendez que la vendeuse vienne à vous car il n’y a personne pour vous accueillir. Pour patienter, vous faites un petit tour des vitrines disposées tout autour et tentez d’apercevoir de l’intérieur le collier exposé dans la vitrine. Vous ne voyez rien tant le décor est dense et arrangé en coupole au-dessus de l’étalage. Vous désirez essayer quelque chose ? La voix vous fait sursauter tant vous étiez absorbée à dénicher votre collier de l’intérieur.

Vous expliquez votre souhait à la vendeuse qui a l’air sorti d’un conte des 1001 nuits, habillée comme une maharani toute d’or et de safran. Celle-ci prend un air désolé en vous disant qu’elle vient tout juste de le céder à une personne il y a à peine un quart d’heure. Vous êtes tellement déçue mais elle ne vous propose rien d’autre comme l’aurait fait une autre vendeuse. Alors vous lui demandez s’il n’y aurait un autre bijou approchant.

Si vous aviez choisi ce collier aucun autre ne pourra vous satisfaire. Croyez-moi, en choisir un autre par dépit, vous serez terriblement déçue.

Vous repartez de la boutique complètement découragée. Vous vous en voulez et en plus vous allez devoir régler le problème de votre voiture en panne. Sur le trottoir, vos pas vous ramène à votre réalité et vous n’êtes pas vraiment pressée. Vous marchez d’un pas tranquille en réfléchissant au moyen de vous sortir de ce problème.

A un moment vous vous rendez compte que vous avez sûrement dépassé votre voiture et vous faites demi-tour. Toujours pas de voiture. Vous vous seriez trompée de rue ? Vous revenez sur vos pas et refaites le chemin. Non, vous êtes au bon endroit mais votre voiture a complètement disparu. En fait, ce collier vous porte la poisse. Vous avez bien fait de ne pas l’avoir acheté. A moins que ce ne soit le contraire, il se venge de ne pas avoir été acheté. C’est une sorte de malédiction en fait.

Il vous reste une seule chose à faire : appeler quelqu’un pour vous aider. Vous pensez tout de suite à votre meilleure amie mais vous tombez sur son répondeur. Vous laissez un message et vous vous asseyez sur le petit banc devant un gros platane tout près. Vous essayez de vous détendre en fermant les yeux pour respirer calmement et vous persuader qu’il n’y a rien de grave. Tout va bien.

Hé oh ! Véro ! tout va bien ? Vous vous réveillez en sursaut, les yeux inquiets de votre collègue Isa rivés sur vous. Vous balbutiez, les yeux dans le brouillard, le cou engourdi contre votre fauteuil à roulettes. T’as l’air vraiment crevé, tu devrais rentrer chez toi, de toute façon, c’est l’heure de la débauche.

Vous vous redressez, éteignez votre ordinateur et ramassez votre affaire machinalement. çà va aller ? demande toujours inquiète Isa. Oui, oui, t’inquiète, j’ai eu un petit coup de mou.

Vous n’avez qu’une idée en tête. Vérifier si votre rêve en était bien un. Vous n’avez jamais marché aussi vite, vous courez presque pour rejoindre la boutique. Il est là. Aussi beau que dans votre rêve mais était-ce un rêve ?

Quand un bijou vous choisis, n’hésitez plus …

L’année se termine d’une manière inédite pour vous, comme pour beaucoup d’entre nous. 

Bien sûr nous nous doutons que tout cela n’est pas fini et que d’autres surprises nous attendent. N’est ce pas ce qu’est la vie ? Une infinité de surprises qui surgissent sur notre route. Nous essayons de border et de sécuriser autour de nous, pour nous protéger ainsi que ceux que nous aimons, pourtant les choses arrivent. 

Une fois, j’ai entendu une citation d’Antonin Artaud que je n’ai jamais oubliée : Nous nous aimons plus haut que les choses qui arrivent.

C’est une phrase qui me portent souvent dans les jours de désespérance et de blues. Alors j’avais envie de vous la partager ici pour vous tenir le cœur au chaud.

Nous savons bien que c’est le plus important même si nous nous hasardons à dire le contraire quand il nous fait défaut. 

Je vous sers un peu de mélancolie aujourd’hui mais c’est un sentiment doux et agréable que j’aime. Une forme de résistance comme dit l’un de mes libraires préférés.  Pour les Français.e.s et Tourange.lles.aux, Le livre, place du grand-marché, et La vagabonde, rue Bernard Palissy, à Tours. 

Le bonheur ce n’est pas se persuader que tout va bien tout le temps et créer une forme de nouvelle dictature du bien être.

Vivre c’est malgré tout saupoudrer la vie de magie et de lumière pour faire pétiller les yeux, voir le merveilleux dans les petites choses, croire à l’inattendu et au plus grand que soi, créer de la beauté et faire vivre l’artiste en nous.

C’est que je tente de transmettre et de partager dans ce que je fais. Notamment avec le parcours des cartes intérieures qui se termine aujourd’hui 21 décembre, solstice d’hiver et jour le plus court de l’année.

J’en profite pour vous souhaiter de belles et douces fêtes de fin d’année, qu’elles soient lumineuses pour vous et pour ceux que vous aimez. 

Je fais une pause et je vous retrouve bientôt à partir du 4 janvier.
Je vous embrasse.

Fermer les yeux pour repenser à ce qui nous a emporté au loin autrefois.

Les ouvrir pour contempler ce qui nous entoure dans le présent.

Respirer et laisser la brise qui vient de l’intérieur souffler sur les braises de notre âme voyageuse.

Suivre la douce chaleur qui nous guide aux portes du rêve.

Que découvrons-nous en poussant le portail ?

Un songe oublié que l’on peut ranimer.

Une odeur que l’on aimerait retrouver.

Un espace qui porte au loin le regard.

Ce chemin dans la montagne.

Cette trace que l’on suit sans savoir où elle mène.

Une barrière que l’on pousse.

Un jardin en friche où dort la maison.

Cette maison que l’on n’habite plus qui pourtant fleurit en notre absence, que l’on cherche sans trouver, qui jaillit de nos graffitis, qui renaît de la main posée sur le bois de la porte.

Tout est resté intact. Tout est là.

Repousser les volets.

Faire entrer la lumière.

Commencer le voyage.

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Venue des profondeurs une puissante énergie traverse toutes les peurs et transcende toutes les inquiétudes.

Rien ne peut arrêter cette trouée magnifique.

La brèche est trop large et la lumière trop intense pour contenir tant d’ardeur.

Quelque chose se prépare du fond de l’obscurité et remonte des abîmes à la conscience.

Il faut écrire ce qui est dicté du ciel et de l’enfer.

Les mots sont encore à mes lèvres, mon esprit ne les connaît pas.

La bête à l’âme sauvage attend son heure. Elle est aux portes et guette la liberté prochaine d’où sortira le fauve souverain.

La reine en majesté marche vers sa destinée, ayant trouvé la sérénité de celle qui sait ce qu’elle est et ce qu’elle a à accomplir.

Eclairée de sa propre lumière au front, elle ne l’éblouit plus.

Elle illumine son chemin où s’effacent les ténèbres, à chacun de ses pas.

1er novembre 2020, Christine Lenoir.

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Aussi incroyable que cela puisse paraître cette période est une formidable chance de créer autre chose, d’explorer des chemins que l’on ne pensait pas emprunter, des routes à suivre.

Il est temps de creuser nos méninges et de laisser nos cœurs faire le ménage. Il est temps de  s’ouvrir à la lumière de ce qui apparaît dans les fêlures qui se créent de nos tremblements.

La race humaine est ébranlée plus que jamais et nous devons puiser dans nos ressources plus profondément que d’habitude. Nous grattions en surface pour faire bonne figure et pour répondre aux injonctions d’une société qui ne nous ressemble pas.

Notre peur nous montre le chemin. C’est là où nous devrons aller à sa rencontre pour nous confronter à elle au-delà des apparences dont nous avons l’habitude. C’est ainsi que nous passerons au-delà des barrières que nous avons créées et qui nous entravent.

Notre peur est la croix tracée sur la carte au trésor. Elle nous indique l’endroit exact où nous devons creuser. 

Laissons remonter de notre peur, la colère, la tristesse, la douleur.

Allons au cœur de notre être pour découvrir la pépite enfouie sous la poussière et la boue. Cette pépite n’a besoin de rien d’autre que de nous même pour briller. 

Du magma jaillit le feu incandescent qui brûle au centre de notre terre intérieure. 

Exprimer le jaillissement qui naît en nous pour libérer notre ardeur à être ce que nous sommes, des diamants bruts à polir.  

Avec tout mon cœur

Lire, écrire, créer, s’émerveiller

Etre cette personne aimable, joyeuse et légère. Cette personne qui écoute et qui soutient.

Non je ne suis pas toujours cette personne là, celle que tout le monde voit, celle que je voudrais toujours être. Les apparences sont parfois trompeuses.

Je veux bien montrer ma vulnérabilité mais pas mes zones d’ombre. Je les garde pour moi. Rien n’oblige à tout dire, tout montrer.

C’est peut-être de famille. C’est peut-être dans mon sang et ma lignée comme dit Benjamin Biolay dans la chanson « Mon enfant » que j’ai écouté hier à la radio.

Etre consciente des racines que je porte c’est être consciente de ce que je transmets à mes enfants, à mes proches, aux autres.

Connaître sa part d’ombre c’est éviter de faire porter le chapeau aux autres, c’est prendre la responsabilité de ses pensées et de ses actes.

Ma part d’ombre agit tapie au plus profond de moi. Parfois, je la reconnais. Parfois, elle éclate sans crier garde ou m’échappe malgré moi comme le couvercle d’une cocotte qui saute brusquement. C’est une soupape de sécurité qui empêche l’explosion intérieure.

Un ras-le-bol qui déborde. Des émotions trop longtemps contenues. Exprimer, s’exprimer encore et toujours pour se faire du bien. Ma manière à moi c’est d’écrire souvent, parfois de peindre, toujours de créer à partir de moi. Parfois juste pour moi, parfois pour le partager, le transmettre.

Retour à l’Art Journal.

Connaissez-vous cette pratique entre écriture et arts plastiques ?

J’utilise l’Art Journal depuis de nombreuses années, parfois tous les jours, suivant les périodes, quand j’en ressens le besoin, l’envie.

L’Art Journal est une forme de journal intime visuel

Joyeux, léger où l’on peut écrire ou non.

Il nous emmène mine de rien vers plus de connaissance de soi, plus de réponses, plus de sérénité, plus d’apaisement.

Je pratique l’Art-Journal sur un cahier, ligné ou non, petit ou grand format.

Il peut également se réaliser sur des feuilles, sur des vieux livres, sur ce livre que vous ne lisez pas, un livre de recettes inutiles. Ce qui est intéressant car on utilise les textes et les illustrations existantes si on le souhaite.

Une activité libre de connaissance de soi.

On se laisse aller à l’écriture, à la poésie, au collage, à la peinture, aux pastels, aux feutres. De nombreuses techniques peuvent être utilisées au gré de ses envies ou vers les matériaux qui font sens pour soi.

Quand on a pas envie d’écrire, quand on ne trouve pas les mots, quand on ne veut pas dire, l’Art Journal est idéal.

Le travail souterrain de l’Art Journal

L’Art-Journal parle à notre inconscient, à notre for intérieur. Les choses et les idées viennent d’elles mêmes sans qu’on y pense. Elles se présentent naturellement à nous. Laissez les venir à vous, elles seront justes dans le présent que vous vivez.

Les matériaux que vous avez sous la main

Inutile d’acheter des matériaux coûteux, un cahier spécial.

De simples feuilles blanches, des cartons d’emballage, de la colle, des images et des mots découpés dans un magazine ou des prospectus gratuits, des ciseaux ou non, des bouts de ficelle, des feuilles mortes.

Tout est prétexte à la créativité sur l’Art Journal, c’est totalement libre. Il demande juste un peu de temps à accorder à vous même, de vous consacrer un peu de temps, même un peu.

Pour commencer, prenez une boîte (à chaussures) où vous collectionnerez au fil du temps des éléments qui vous intéressent, rangez-y de la colle et des ciseaux, un vieux livre, quelques feuilles. Ainsi votre atelier est prêt dès que vous avez un quart d’heure ou plus.

Belle créativité à vous.

Depuis quelques temps, j’ai mal à la gencive, juste derrière ma dent de sagesse qui pousse depuis plusieurs années maintenant.

Elle se met en place tranquillement. Autant que ma sagesse ?

Je ne sais pas trop. En tout cas, elle est arrivée celle-là. Cela m’a même inquiétée au début. J’ai couru chez le dentiste.

Çà fait bizarre de se voir une dent pousser à mon âge.

Quand j’étais petite, dès que j’avais un problème de santé, comme par exemple mal au ventre, je pensais que j’avais une maladie mystérieuse et incurable.

Je jouais à la fille qui va mourir comme une héroïne.

Parfois, çà recommence. Une douleur inexpliquée, un problème inhabituel lié à mon corps. Çà y est je deviens complètement angoissée.

J’imagine une maladie mortelle comme si cela ne pourrait pas être autre chose.

Faut dire que je ne suis jamais malade. C’est peut être pour çà que je dramatise et que j’exagère.

C’est peut être le signe que j’ai besoin de me chouchouter, d’être plus à l’écoute de mon corps. C’est comme si mon cerveau et mon corps étaient complices et qu’ils se liguaient non pas contre moi mais pour moi.

Mon corps et mon cerveau se disent :

elle a besoin que l’on s’occupe d’elle. Donnons lui une raison de se chouchouter et de penser un peu plus à elle.

Le chef d’orchestre de l’histoire doit être mon inconscient. Il sait, lui, ce dont j’ai besoin, alors il me donne un petit coup de pouce.

Après, je pense à tous les gens qui sont, eux, vraiment malades, vraiment héros. Bon, ce n’est pas une raison pour ne pas prendre soin de soi non ?

Prenez soin de vous.

En ce moment, je vois fleurir partout des conseils pour ne pas s’ennuyer. On est sollicités de toutes parts pour s’occuper, envahis de solutions pour occuper, abreuvés d’exercices pour continuer comme avant à bouger, faire du sport, méditer et tout un tas de choses pour savoir quoi faire pendant le confinement. 

C’est quelque chose qui m’oppresse. Je trouve que c’est encore plus angoissant. Comme si s’arrêter de faire était un risque alors que c’est le contraire ! 
C’est là que commence le travail de la créativité.

Désolée, mais je ne comprends pas le fait de s’ennuyer, je ne l’ai jamais compris. Ne le prenez pas mal pour ceux.celles dont c’est le cas mais c’est quelque chose qui m’étonne profondément. 

Peut être parce que c’est une émotion que je connais très peu aussi. Quand j’étais petite, je ne crois pas m’être ennuyée beaucoup à la maison.

C’était un état qui ne semblait pas exister pour mes parents qui me disaient qu’il y avait toujours quelque chose à faire. Et ma mère ajoutait toujours « il n’y a que les imbéciles qui s’ennuient » çà, c’est fait…. Un peu arbitraire, je l’avoue, mais très rassurant pour les rêveurs et les artistes non ?

Comment trouver le chemin de son imaginaire, si on ne lui pas de la place ?

A l’ennui, je préfère les moments échappatoires

C’est comme une ouverture que l’on fait à l’intérieur de soi, on laisse entrer l’inspiration et l’intuition, la rêverie aussi c’est important. C’est une respiration.

Plein de gens ne peuvent pas se le permettre et l’on ne s’imagine pas à quel point c’est un luxe !

C’est la vacance. On laisse notre esprit libre de vagabonder.

Ce moment échappatoire a quelque chose de biblique, ou de spirituel si le mot vous fait peur, ou libérateur si l’on se sent obligé.e de faire tout le temps. C’est selon ce qu’on a dans la tête ou ce que cela nous évoque.

Petit conseil : Prenez un carnet et un crayon avec vous, c’est fou ce que les bonnes idées ont tendance à s’envoler juste après le moment échappatoire 😉

Je vous souhaite plein de moments échappatoires pour réveiller votre imaginaire, pour vous, pour vos enfants, pour après, pour demain, pour plus tard et surtout pour maintenant.

Bien à vous 

Christine

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Ce matin, une citation m’est revenue à l’esprit « crée des cérémonies à partir de rien et anime-les de ton souffle ».

C’est une phrase que j’avais lue dans le livre de Cormac Mac Carthy « La route ». La phrase telle que je me la rappelle n’est pas tout à fait celle que je viens de vous citer, mais l’esprit y est tout entier. Pour les aficionados de l’exactitude, j’ai écrit la citation du livre en ouverture 😉

Ce livre « La route » n’est pas du tout drôle mais c’est un livre de circonstance, comme on dit.

Les récits de catastrophe et de fin du monde ont cette particularité de nous aider à vaincre nos peurs, à les nommer, à les reconnaître mais aussi à les conjurer, à les tenir à distance, à les dompter un peu.

C’est pour cela que la littérature nous aide à vivre et à comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous. 

C’est pour cela que l’on aime les films catastrophe et les histoires de zombies (enfin, pas tout le monde, bien sûr).

Pendant ce confinement, tout est remis en question et en perspective. Tout ce que l’on croyait important et urgent, l’est beaucoup moins.

Passé les agacements, colères, recherche de coupables, de raisons politiques ou autres, à tout ce qui arrive, on réfléchit un peu plus.

On se pose des questions différentes. On cherche des ressources en nous plutôt que de se tourner vers l’extérieur. On va au-delà de soi-même, plus profondément.

Et on voit, peut être, pas encore, pas tout de suite, ce n’est que le début, ce qui peut émerger de nous, ce qui est important, sacré en nous, nos valeurs.

Ce n’est pas grandiloquent ou exagérément solennel. On peut refuser par peur de ce que l’on va trouver, par peur d’un embrigadement religieux, spirituel ou pseudo-intellectuel.

Pourtant, c’est ce qui émerge qui relève de nos valeurs les plus profondément ancrées, les plus élevées en notre être, ce qui fonde notre qualité d’être humain. 

C’est ce qui fait nous relever, nous tenir debout, ne serait-ce que par la pensée. 

Nous pouvons nous sentir unifié.e, relié.e aux autres, bien que séparé.e des autres, de cette humanité dont nous faisons partie, comme une pièce du puzzle de la race humaine.

Une occasion de porter à notre connaissance, à notre conscience, que nous sommes tous dans le même bâteau, la même barque chancelante au milieu du cosmos, dans notre petit système solaire. 

C’est le printemps aussi, le temps du ménage, du tri. Qu’allez-vous garder de vous ? Qu’allez-vous jeter ou recycler pour renaître à vous-même ? Qui allez-vous appeler pour prendre des nouvelles ? A qui allez-vous écrire ? Qu’allez-vous proposer aux autres pour faire votre part ? 

Reliez-vous à votre maintenant, évitez les informations anxiogènes contre lesquelles on ne peut rien, parlez, écrivez cela fait baisser instantanément l’anxiété et faites la liste de vos bonheurs. 

Partagez ce qui fait du bien et prenez soin de vous.

Moi, je vais de ce pas, semer carottes, betteraves et oignons, parce qu’on est en jour racine, et même si on ne croit pas à l’influence de la lune, çà fait un plan d’actions jardinage tout prêt 😉

Christine

PS : 
N’hésitez pas à me demander des services par téléphone ou par courriel (conseils lecture, écriture, artistiques, idées d’ateliers pour les enfants…). 
Si non, pas d’ateliers en présentiel pendant le confinement, donc profitez de mes services en ligne :
=> Atelier d’écriture en ligne, La flamme des mots
=> Guidance personnalisée par téléphone
et bien sûr tous les articles du blog à découvrir et à lire.

Si vous en éprouvez le besoin ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire par mail lanternedepapier@gmail.com ou à me laisser un message dans la boîte aux lettres du site.

Depuis quelques jours, j’ai l’impression de me réveiller le matin avec la gueule de bois sans avoir bu la veille. Je pense que nous sommes pas mal dans ce cas en ces temps d’épidémie de Coronavirus. La tension commençait à monter sans qu’on en prenne vraiment conscience même si je commençais à avoir beaucoup de mal à me concentrer sur mes projets.

Maintenant, on ne peut plus se dire que l’on continue à vivre comme si de rien n’était, comme si c’était une grosse grippe et puis que çà allait passer. Il y a une semaine, je faisais encore la bise aux personnes de mon entourage. Mercredi dernier, j’animais un atelier d’arts plastiques dans un centre de loisirs. Vendredi soir, je suis allée à un spectacle de Flamenco en ayant l’impression de braver des mesures complètement démesurées par rapport à la réalité.

Les annonces du gouvernement, les avis collectés dont on choisit les sources le plus sérieusement possible et les témoignages des personnes qui vivent déjà les effets de l’épidémie sont là pour nous dire de ne plus prendre les choses à la légère.

C’est samedi matin que j’ai commencé à comprendre l’ampleur de ce qui se passait. L’angoisse qui monte sans savoir comment faire pour changer cette émotion désagréable. Pourtant, je me demandais encore si j’allais quand même faire ce déplacement prévu à Lille.

Cet événement est spécial pour la plupart d’entre nous car il ne ressemble à rien de connu.

Personne n’a vécu ce genre de chose jusqu’à présent et nous ne savons pas comment faire, comment réagir, comment nous comporter. Toutes les solutions semblent un peu à côté de la plaque. On va faire ses courses comme d’habitude et l’on réalise que rien n’est comme d’habitude, que certains cèdent aux provisions démesurées, que des affiches sont scotchées sur les rayons pour limiter les achats.

On est pris dans un tourbillon et on ne peut faire que s’adapter au fur et à mesure. On est tellement habitués à agir sans se préoccuper, en tout cas pas de réserves alimentaires, de confinement, d’éloignement social, de respect des distances, de nombre de cas déclarés, de se demander si on touche ses proches ou pas…. Difficile de devoir annuler sorties, spectacles, vie sociale…

Et puis samedi, dans mes pages du matin, une expression m’est venue à l’esprit comme une lumière.

Ecouter mon for intérieur.

J’ai hésité à l’écrire avec un « t », comme château-fort car à ce moment là, je me disais qu’il allait falloir être fort justement et se protéger aussi. Je me suis demandé d’où cette expression venait et j’ai regardé dans mon gros dictionnaire (oui, j’en utilise encore un …). For, nom masculin, (du latin forum, tribunal), qui signifie en, au plus profond de sa conscience. En écrivant ces mots, je réalise qu’en anglais for, c’est pour. Pour soi, en soi.

For intérieur, une force imprimée en nous pour nous aider à trouver des solutions. Une force qui pourrait nous guider si on prenait le temps de l’interroger et d’écouter sa réponse.

Alors oui, il va falloir être fort.e pour rester calme dans le présent et penser à plus tard sans angoisser mais aussi, interroger notre petite flamme, notre for intérieur, pour continuer à être. Trouver en nous les ressources pour continuer à vivre au quotidien.

Créer, imaginer, communiquer, lire, écrire, explorer tout ce que les distractions habituelles masquent et rire beaucoup

Derrière la tribu habituelle des complotistes et des alarmistes, il y a tout ceux qui gardent leur joie de vivre, leur humour et leur sérénité. Faites le ménage sur vos réseaux, dans votre vie, dans votre corps, c’est le bon moment, on a du temps.

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