C’est l’automne ou c’est moi ?

Est ce que cela vous fait çà aussi ?

Besoin de ralentir ou plutôt besoin de me concentrer sur tout ce qui m’importe.

L’écriture, la lecture, la connaissance, mes proches et quelques personnes, voilà c’est tout.

Nous sommes tellement habitués à cet engorgement, cette foison de choses et de possibilités que nous avons oublié que le temps s’écoule à l’infini mais pas pour nous.

C’est peut-être pour cela qu’il est si précieux.

Et si on utilisait ce temps uniquement pour ce qui nous importe pour notre bonheur, notre joie ?

Cesser cette course effrénée qui nous fait croire que la possession est illimitée. Ce n’est pas cela qui est illimité, ceux sont les possibilités, les confins de l’univers, le flux de la vie, la course du temps.

Rien ne s’arrête jamais, tout commence et tout fini sans cesse. Ce qui est important à trouver c’est notre tempo, le temps que nous voulons mettre d’un point à un autre, d’une saison à une autre, d’une conversation avec nous-même, une contemplation d’un tableau, d’une fleur, d’un paysage, d’une poésie.

On ne veut pas tout.

On veut tout ce qui est important, essentiel à notre bonheur.

Vivre ce tempo personnel nous met au diapason de notre rythme intérieur et nous relie à toutes les personnes qui font ce choix.

Elles seront de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de nos prises de conscience.

Nous avons tout le temps, Prenons-le.

💓

Christine

PS : Bonne nouvelle ! Mon roman « Le secret d’Odyr Pony » est disponible en format papier relié. Découvrez-le ICI

Provocation ou interrogation ?

Hier, au petit-déjeuner, je me faisais cette réflexion : si les gens continuaient à évoluer tout au long de leur vie, il y aurait peut être beaucoup moins de lassitude et d’ennui dans les couples.

A part, celles et ceux qui vivent avec un.e psychopathe ou un.e manipulateur.ice pervers.e, le problème numéro 1 de la vie de couple et de famille en général c’est le train-train du métro-boulot-dodo, même si certains ont rayé la case métro depuis la crise sanitaire.

Avec le temps, les habitudes s’installent et la lassitude gagne toutes les sphères de la vie quotidienne. Et cela ne concerne pas que les personnes en couple.

Je le vois bien autour de moi. Parmi les personnes que je connais de près ou de loin. Beaucoup attendent la retraite après une vie passée à travailler à un boulot pas forcément très épanouissant. Et je les comprends parfaitement.

Les souhaits d’évolution sont propres à tous les êtres humains. C’est un concept qui me paraît parfaitement naturel mais qui n’est pas évident pour tout le monde.

«Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps. »

–Paolo Coehlo

Pourquoi évoluer ?

Qui que nous soyons, nous avons des envies, des désirs et des besoins d’accomplissement pour vivre une vie plus épanouissante. Nous sommes tous à la recherche du bonheur.

Tout simplement, parce que la plupart d’entre nous avons été élevés avec des conditionnements, des croyances et des blocages et que nous ressentons le besoin d’aller au-delà de ce que nous voyons.

Nous avons fait comme nous avons pu tant que nous étions enfants et adolescents mais à l’âge adulte, on aspire à une vie au plus près de ce qui nous fait vibrer.

Ce besoin d’accomplissement peut prendre des formes diverses : se mettre au macramé, à la calligraphie, à la couture, apprendre un instrument de musique ou une nouvelle langue, voyager… Pour d’autres, ce sera une reconversion professionnelle, tout envoyer en l’air ou un divorce.

Espérer que nos enfants fassent eux-mêmes des enfants peut être une option mais elle ne suffira pas à combler nos aspirations profondes, ni à nourrir nos besoins de réalisation, ni à remplir les journées une fois à la retraite.

Pourquoi rester à sa place ?

Bien sûr, si votre vie vous comble parfaitement ou que vous êtes bien comme vous êtes, pourquoi pas ? Si vous aimez vos habitudes et votre vie. Pas de problème.

Mais si vous ne ressentez pas d’enthousiasme, si vous rêvez de gagner au Loto pour changer de vie, si vous faites du shopping pour vous faire plaisir tous les samedis, si le matin vous vous levez en trainant les pieds, la seule raison qui vous maintient à votre place c’est la peur du changement.

Tout le monde a peur. C’est une émotion partagée par tous les êtres humains.

Peur de changer de boulot. Peur d’être se trouver au chômage. Peur de ne plus avoir d’argent, d’être à la rue, d’être seul.e, de mourir, d’être malade ou handicapé.e, de n’être plus aimé.e, d’avoir mal. Et c’est normal !

Le peur est une émotion qui peut nous sauver la vie. Si ce n’est pas le cas, tenter de l’apprivoiser permet de ne plus mettre de barrière entre nous et ce dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec nous-même.

La dictature du bonheur peut être bloquante et culpabilisante (d’ailleurs j’en parle dans mon article Lâchez-moi l’enfant intérieur). Ce qui compte c’est votre perception intérieure, ce que vous ressentez en vous.

Qu’est ce que çà change ?

Rien si vous ne faites rien. Rien si vous en faites trop. Rien si vous ne vous écoutez pas. Rien si vous ne partez pas de vous.

Tout peut changer si vous suivez ce qui vibre à l’intérieur, si vous écoutez battre votre cœur, si vous vous poser pour écouter votre respiration, si vous installez une micro-habitude pour ne pas brusquer, mine de rien, si vous décidez simplement de prendre 5 minutes ou 15 minutes par jour vous allez voir ailleurs si vous y êtes.

Explorez votre micro-révolution, faites un pas de côté, vérifier que tout ne s’écroule pas et continuez si çà vous fait plaisir, si cela vous met en joie…

Que vous soyez célibataire ou en couple, pas besoin de tout détruire pour construire de nouveaux chemins que l’on peut faire ensemble pour se créer, inventer, transformer sa vie.

Si non testez les itinéraires Carrosses, ils sont faits pour çà, des chemins de traverse incognito pour vivre votre révolution intérieure à petits pas.

Christine Lenoir

Si mes souvenirs sont exactes, voici une photo de Kandy, prise en voyage au Sri Lanka ou Ceylan. C’est une ville paisible et un peu magique.

Quel sera votre choix ?

Vous êtes devant la vitrine, subjuguée par le bijou. C’est une parure de reine et en même temps, vous vous dites que vous pourriez la porter tous les jours tellement elle semble faite pour vous.

Votre petite voix vous répète que vous n’avez pas le temps pour ces sottises, vous avez passé l’âge de vous attendrir devant une futilité. Vous n’êtes plus une petite fille qui se pâme devant un bijou de princesse parce qu’il brille de mille feux.

Enfin, vous vous dites que ce bijou ne fait pas du tout ce genre là. Il n’est pas clinquant, ni bling-bling, il est juste plein de profondeur et de mystère. Il vous rappelle les histoires mystérieuses que vous aimiez autrefois, avant, avant de devenir sérieuse.

Allez-vous entrer, juste pour l’essayer ?

Non, non. Vous allez vous faire alpaguer par la vendeuse qui saura vous embobiner pour vous faire essayer le collier. Après, vous ne pourrez plus résister et vous l’achèterez.

D’ailleurs, on ne voit même pas le prix. Il doit être cher, très cher. Ce n’est pas la peine de rêver ma pauvre fille, ce n’est pas un bijou pour toi.

Alors dépitée, vous vous détachez de la vitrine et vous partez d’un pas décidé dans la direction du parking. Vous vous sentez forte car vous avez résisté. Ils sont tellement forts ces commerçants pour vous faire miroiter des merveilles à des prix pas possibles et vous faire regretter vos achats juste après, remplie de culpabilité.

Vous êtes arrivée à votre voiture tout à fait sereine et presque fatiguée par l’énergie qu’il vous a fallu pour résister à la tentation. Vous vous installez confortablement au volant, mettez votre ceinture de sécurité et tournez la clé de contact dans la foulée. Silence. Rien ne se passe. La voiture ne démarre pas. Vous vous acharnez à remettre le contact encore et encore mais c’est toujours le point mort. Vous pestez. Vous culpabilisez de vous être attardée devant la vitrine de ce foutu magasin. Vous vous engueulez seule dans votre voiture.

Que faire ?

Vous tentez de vous calmer vous réfléchir. Vous sentez une petite voix malicieuse vous dire : Et si tu retournais au magasin ? Tu as bien besoin d’un petit remontant pour te faire plaisir. Et tout de suite après, l’autre voix, la raisonnable : Mais tu n’y penses pas, faire une dépense alors que ta voiture est foutue !

Et puis, vous êtes trop énervée. Vous ressortez de la voiture en claquant la porte sans même la refermer. Tanpis ! De toute façon, elle ne démarre pas alors qui pourrait bien la voler. Vous repartez d’un bon pas vers la boutique, cette fois bien décidée à entrer pour essayer le collier même si votre petite voix coupable vous dit que vous perdez du temps plutôt que d’appeler le garage avant qu’il ne ferme ou de prendre les transports en commun ou d’appeler quelqu’un pour vous dépanner.

Vous passez la porte du magasin en faisant tinter un signal sonore. Plantée au milieu de la petite boutique, vous attendez que la vendeuse vienne à vous car il n’y a personne pour vous accueillir. Pour patienter, vous faites un petit tour des vitrines disposées tout autour et tentez d’apercevoir de l’intérieur le collier exposé dans la vitrine. Vous ne voyez rien tant le décor est dense et arrangé en coupole au-dessus de l’étalage. Vous désirez essayer quelque chose ? La voix vous fait sursauter tant vous étiez absorbée à dénicher votre collier de l’intérieur.

Vous expliquez votre souhait à la vendeuse qui a l’air sorti d’un conte des 1001 nuits, habillée comme une maharani toute d’or et de safran. Celle-ci prend un air désolé en vous disant qu’elle vient tout juste de le céder à une personne il y a à peine un quart d’heure. Vous êtes tellement déçue mais elle ne vous propose rien d’autre comme l’aurait fait une autre vendeuse. Alors vous lui demandez s’il n’y aurait un autre bijou approchant.

Si vous aviez choisi ce collier aucun autre ne pourra vous satisfaire. Croyez-moi, en choisir un autre par dépit, vous serez terriblement déçue.

Vous repartez de la boutique complètement découragée. Vous vous en voulez et en plus vous allez devoir régler le problème de votre voiture en panne. Sur le trottoir, vos pas vous ramène à votre réalité et vous n’êtes pas vraiment pressée. Vous marchez d’un pas tranquille en réfléchissant au moyen de vous sortir de ce problème.

A un moment vous vous rendez compte que vous avez sûrement dépassé votre voiture et vous faites demi-tour. Toujours pas de voiture. Vous vous seriez trompée de rue ? Vous revenez sur vos pas et refaites le chemin. Non, vous êtes au bon endroit mais votre voiture a complètement disparu. En fait, ce collier vous porte la poisse. Vous avez bien fait de ne pas l’avoir acheté. A moins que ce ne soit le contraire, il se venge de ne pas avoir été acheté. C’est une sorte de malédiction en fait.

Il vous reste une seule chose à faire : appeler quelqu’un pour vous aider. Vous pensez tout de suite à votre meilleure amie mais vous tombez sur son répondeur. Vous laissez un message et vous vous asseyez sur le petit banc devant un gros platane tout près. Vous essayez de vous détendre en fermant les yeux pour respirer calmement et vous persuader qu’il n’y a rien de grave. Tout va bien.

Hé oh ! Véro ! tout va bien ? Vous vous réveillez en sursaut, les yeux inquiets de votre collègue Isa rivés sur vous. Vous balbutiez, les yeux dans le brouillard, le cou engourdi contre votre fauteuil à roulettes. T’as l’air vraiment crevé, tu devrais rentrer chez toi, de toute façon, c’est l’heure de la débauche.

Vous vous redressez, éteignez votre ordinateur et ramassez votre affaire machinalement. çà va aller ? demande toujours inquiète Isa. Oui, oui, t’inquiète, j’ai eu un petit coup de mou.

Vous n’avez qu’une idée en tête. Vérifier si votre rêve en était bien un. Vous n’avez jamais marché aussi vite, vous courez presque pour rejoindre la boutique. Il est là. Aussi beau que dans votre rêve mais était-ce un rêve ?

Quand un bijou vous choisis, n’hésitez plus …

Oui, j’en ai marre !

Marre de cette crise. Marre de me sentir coincée. Marre de ne plus sortir que pour faire les courses et pour me balader. Marre de tout ce que l’on nous dit. Marre de toute cette culpabilité. Marre des vaccins, pro ou anti. Marre je vous dis.

Bon, je vois des gens, de temps en temps, mais beaucoup moins qu’avant. Alors faut que çà sorte, que çà explose, que çà respire. 

Vous me direz, c’est normal, c’est le printemps qui commence à sérieusement nous chauffer. Mais quand même ! Y’en a marre !

Alors dans ces cas là, j’ai envie de tout envoyer balader : boulot, abonnés, site, réseaux, etc… tout je vous dis !

Et çà fait du bien rien que d’y penser, rien que de vous l’écrire, rien que de l’imaginer.

Alors comme çà va mieux, je cherche des solutions à ma crise existentielle car s’en est bien une.

Besoin de me retrouver, de retrouver mon essence, de me recoller à ce pourquoi je fais tout çà.

Besoin de changement aussi, alors je vais sans doute changer des choses, des habitudes et sans doute revoir tout mon site.

Besoin d’alléger, d’élaguer et j’ai supprimer toutes mes propositions d’ateliers. Revoir tout çà sous un oeil neuf pour proposer moins et mieux. Quelque chose qui soit plus en accord avec moi, mon nouveau moi, avec ce que je suis sans chercher à coller avec ce qui se fait, ce qu’on doit faire, ce qui fait pro, ce que les autres font, ce que l’on me conseille, ce que l’on voit sur les réseaux. 

Tout çà passe par le retrait, l’absence, le vide pour mettre en évidence le sens, le souffle, le corps et ses ressentis. La créativité a besoin de silence et de solitude aussi. Je me retire dans ma caverne plus souvent. J’ai de la chance j’en ai une. 

Les émotions vont et viennent comme les vagues. On a beau essayer de les gérer, les dompter, les comprendre, elles font partie de nous et notre seul travail est de les reconnaître. C’est notre face sombre ou notre face lumineuse.

Elles vont et viennent comme le jour succèdent à la nuit. Il n’y a pas a en avoir honte ou à essayer de les cacher, de le repousser, de les ensevelir sous des tonnes d’autres choses, d’autres émotions qui ne sont pas nous, elles rejailliront quoi que l’on fasse.

Elles vont et viennent comme la roue d’un moulin sans fin qui plonge dans l’eau froide et nous retrouve haletant.e pour reprendre notre souffle. Elles nous coupent la respiration, nous barrent le chemin que l’on voulait prendre, sapent notre énergie et mènent notre vie vers une direction qui ne nous convient pas.

Les émotions sont fluctuantes. Le temps qu’il fait, un rayon de soleil, un compliment, une remarque, une proposition, une pensée, un souvenir et tout est changé, chamboulé. Vers le côté sombre. Vers le côté lumineux. Cela dépend d’où nous nous trouvons au moment où cet événement survient.

L’émotion agréable irradie de l’intérieur vers l’extérieur, elle est toute extériorisation. Elle demande à sortir, à exploser à être exprimée et partagée. L’émotion désagréable nous indique qu’une part de nous n’a pas été respectée et qu’elle demande justice pour que l’équilibre soit retrouvé. Ce n’est pas à l’extérieur que nous allons retrouver cette part manquante et cet équilibre, c’est à l’intérieur de nous, en nous.

Cette chose qui arrive est toujours extérieure à nous.

L’émotion désagréable est le signe que nous nous sommes tourné.e vers l’extérieur, vers l’autre, les autres, le regard des autres. Le signe que nous n’avons pas pensé à nous, à notre intérieur, à notre corps et à ce qu’il ressent, à ce qu’il a à nous dire. Le signe que nous nous sommes détachés de nous et que nous avons rompu le lien avec nous-mêmes.

L’intériorité, le silence, le calme, la paix, la solitude, la rêverie, le lien avec la puissance de la nature sont des valeurs qui ont été rejetées, niées, dévalorisées. Elles passent souvent pour être les symboles des parias, des décalés, des exclus, des bizarres, des êtres que l’on ne comprend pas, des femmes bien sûr, mais aussi les comédiens, les artistes, les lecteurs. Le symbole de personnes qui ne font pas vraiment partie de la société, qui s’en écartent par choix ou parce qu’ils ne correspondent pas aux lois dictées par une hiérarchie, qu’elle soit religieuse, étatique ou élitiste. Cette société d’économie de marché qui valorise tout le contraire : le bruit, la consommation, la masse, le profit, la guerre, l’action, le plus offrant, la rapidité. On est tellement plus malléable et plus gouvernable quand on ne pense pas par soi-même et qu’on ne prends pas le temps de réfléchir.

Les émotions nous rappellent à notre humanité

Un peu de bienveillance, de temps et de douceur pour tout ce qui nous relie à notre nature, à notre corps, à ce flux de sang qui coule dans nos veines inlassablement. Quand les émotions nous dérangent, c’est qu’il y a quelque chose à comprendre, quelque chose à écouter, quelque chose à intégrer et à digérer. Les surgissements des sensations désagréables nous disent Pourquoi ? Que se passe-t-il ? De quoi as-tu besoin que tu ne comprends pas ?

Cet article m’a été inspiré par ma lecture du livre de Susan Fletcher Un bûcher sous la neige. L’histoire d’une guérisseuse que l’on traita de sorcière pour les besoins d’une cause qui n’était pas la sienne. L’héroïne Corrag fait toute entière corps avec la nature et l’immanence (CNRTL : présence par mode d’intériorité). L’histoire fait référence au massacre de la communauté de Glencoe dans les Highlands écossaise en 1692 dans le climat de la révolution anglaise. Durant trois siècles, en Grande-Bretagne, plus de 100 000 femmes instruites, indépendantes, âgées furent accusées de sorcellerie, torturées, condamnées et brûlées ou pendues. Corrag est devenue une légende et fait partie du folklore. Si vous aimez les landes sauvages, l’Ecosse et la nature, vous allez adorer.

LE COMPLEXE DE LA SORCIERE d’Isabelle Sorente (JCLattès)

Ce livre m’a absolument scotchée

Les yeux rivés sur le livre achevé en moins d’une semaine (eh non je ne lis pas toute la journée ;-))

La première partie, Apparition, a été une traversée hallucinante.

Bien que je savais déjà quelques « petites » choses sur le martyr des centaines de milliers de femmes soi-disant sorcières. Cela ne se passait pas au Moyen-Age mais bel et bien à la Renaissance et pendant au moins deux siècles.

Ce livre est une enquête foisonnante

Entre recherches et lectures de documentations sur les sorcières, les grandes chasses, créativité et traumatisme et évolution personnel de l’auteur/de la narratrice (sur la couverture, il est noté « roman »). C’est la démonstration du comment les chasses aux sorcières ont eu pour but la négation de soi comme torture mentale comme si les sévices physiques ne suffisaient pas…

Quoiqu’il en soit nous sommes toutes et tous imprégnés et influencés par les grandes chasses dont le traumatisme n’a pu que se transmettre de générations en générations, y compris sur les hommes, témoins, pères, frères, maris, amis, enfants…

Le traumatisme est commun dans toute l’Europe sur des dizaines d’années.

Comment ne pas voir dans nos vies de femmes, voir de certains hommes, le retentissement de ce traumatisme au plus profond de notre psyché et de notre mémoire collective ?

On peut se dire « mais non, ce n’est pas moi ».

Je peux vous dire qu’il suffit de repenser à certains épisodes de nos vies pour y voir beaucoup de nos comportements et ressentis.

À lire, absolument, intensément, passionnément.

Je sais que les sorcières sont « à la mode » et je n’ai aucune envie d’en être une. Juste être une femme dans toute sa puissance créatrice et dans toutes ses facettes. Il n’en suffisait pas autant pour être brûlée à cette époque des débuts de l’imprimerie où les brûlots contre les femmes ont commencés à s’écrire et à se diffuser.

Suivons la joie et la beauté.
Christine

+ d’infos

«  Les histoires que je lis sont celles de femmes accusées d’avoir passé un pacte avec le diable parce qu’un veau est tombé malade. Les histoires que je lis sont celles de femmes qui soignent alors qu’elles n’ont pas le droit d’exercer la médecine, celles de femmes soupçonnées de faire tomber la grêle ou de recracher une hostie à la sortie de la messe. Et moi, je revois le cartable que m’a acheté ma mère pour la rentrée de sixième, un beau cartable en cuir, alors que j’aurais voulu l’un de ces sacs en toile que les autres gosses portent sur une seule épaule, avec une désinvolture dont il me semble déjà que je ne serai jamais capable. Je revois mon père tenant ma mère par la taille un soir d’été, je le revois nous dire, à mon frère et à moi, ce soir, c’est le quatorze juillet, ça vous dirait d’aller voir le feu d’artifice  ? Cette contraction du temps qui se met à résonner, cet afflux de souvenirs que j’avais d’abord pris pour un phénomène passager, non seulement ne s’arrête pas, mais est en train de s’amplifier.  »

En trois siècles, en Europe, plusieurs dizaines de milliers de femmes ont été accusées, emprisonnées ou exécutées. C’est l’empreinte psychique des chasses aux sorcières, et avec elle, celle des secrets de famille, que l’auteure explore dans ce roman envoûtant sur la transmission et nos souvenirs impensables, magiques, enfouis.

«  Roman-enquête dans l’histoire et l’imagerie de la sorcellerie, récit intime d’une adolescence douloureuse. Le complexe de la sorcière se révèle d’une grande finesse.  » Transfuge

«  Ce livre est foisonnant et passionnant. Je mets au défi chaque lectrice et lecteur de ne pas être profondément bouleversé par ce texte.  » Psychologies Magazine

«  Un livre remarquable d’authenticité et ensorcelant de vérité dévoilée.  » La règle du jeu

Source : Site Fnac

« Ce qu’on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire » Jacques Derrida
Ce qui manque. Ce qui nourrit. 

Le cinéma et ses salles obscures, toutes les émotions et les joies des histoires et des personnages que l’on partage au milieu des autres spectateurs.

Les avants et les après.

Les verres en terrasse ou au chaud, les petits restos et leurs bons plats qui nourrissent et réchauffent le cœur et le corps.

Les « on va boire un verre, tu viens ? »

Les sourires, les rires et les visages devant soi, devant moi et dans la foule des inconnus dans la rue.

Les cours de danse et la salle de sport, l’énergie de la prof et ses encouragements, la compagnie des autres, les odeurs, les vêtements que l’on porte rien que pour venir là.

Les autres, toutes les autres, les bisous et les embrassades.

Les spectacles, les spectateurs,  les fauteuils où l’on se calent avant.

Les expos, les découvertes, la curiosité, la surprise.

Le réel, le vrai, le vivant, c’est ce qui nourrit c’est autant valable dans l’alimentation que pour l’art et la culture.

Tiens, çà me donne envie de relancer les atelier d’écriture

Et vous, qu’est-ce qui vous manque que vous ne dites pas ?

A bientôt ici ou dans mon atelier.

L’année se termine d’une manière inédite pour vous, comme pour beaucoup d’entre nous. 

Bien sûr nous nous doutons que tout cela n’est pas fini et que d’autres surprises nous attendent. N’est ce pas ce qu’est la vie ? Une infinité de surprises qui surgissent sur notre route. Nous essayons de border et de sécuriser autour de nous, pour nous protéger ainsi que ceux que nous aimons, pourtant les choses arrivent. 

Une fois, j’ai entendu une citation d’Antonin Artaud que je n’ai jamais oubliée : Nous nous aimons plus haut que les choses qui arrivent.

C’est une phrase qui me portent souvent dans les jours de désespérance et de blues. Alors j’avais envie de vous la partager ici pour vous tenir le cœur au chaud.

Nous savons bien que c’est le plus important même si nous nous hasardons à dire le contraire quand il nous fait défaut. 

Je vous sers un peu de mélancolie aujourd’hui mais c’est un sentiment doux et agréable que j’aime. Une forme de résistance comme dit l’un de mes libraires préférés.  Pour les Français.e.s et Tourange.lles.aux, Le livre, place du grand-marché, et La vagabonde, rue Bernard Palissy, à Tours. 

Le bonheur ce n’est pas se persuader que tout va bien tout le temps et créer une forme de nouvelle dictature du bien être.

Vivre c’est malgré tout saupoudrer la vie de magie et de lumière pour faire pétiller les yeux, voir le merveilleux dans les petites choses, croire à l’inattendu et au plus grand que soi, créer de la beauté et faire vivre l’artiste en nous.

C’est que je tente de transmettre et de partager dans ce que je fais. Notamment avec le parcours des cartes intérieures qui se termine aujourd’hui 21 décembre, solstice d’hiver et jour le plus court de l’année.

J’en profite pour vous souhaiter de belles et douces fêtes de fin d’année, qu’elles soient lumineuses pour vous et pour ceux que vous aimez. 

Je fais une pause et je vous retrouve bientôt à partir du 4 janvier.
Je vous embrasse.

Aussi incroyable que cela puisse paraître cette période est une formidable chance de créer autre chose, d’explorer des chemins que l’on ne pensait pas emprunter, des routes à suivre.

Il est temps de creuser nos méninges et de laisser nos cœurs faire le ménage. Il est temps de  s’ouvrir à la lumière de ce qui apparaît dans les fêlures qui se créent de nos tremblements.

La race humaine est ébranlée plus que jamais et nous devons puiser dans nos ressources plus profondément que d’habitude. Nous grattions en surface pour faire bonne figure et pour répondre aux injonctions d’une société qui ne nous ressemble pas.

Notre peur nous montre le chemin. C’est là où nous devrons aller à sa rencontre pour nous confronter à elle au-delà des apparences dont nous avons l’habitude. C’est ainsi que nous passerons au-delà des barrières que nous avons créées et qui nous entravent.

Notre peur est la croix tracée sur la carte au trésor. Elle nous indique l’endroit exact où nous devons creuser. 

Laissons remonter de notre peur, la colère, la tristesse, la douleur.

Allons au cœur de notre être pour découvrir la pépite enfouie sous la poussière et la boue. Cette pépite n’a besoin de rien d’autre que de nous même pour briller. 

Du magma jaillit le feu incandescent qui brûle au centre de notre terre intérieure. 

Exprimer le jaillissement qui naît en nous pour libérer notre ardeur à être ce que nous sommes, des diamants bruts à polir.  

Avec tout mon cœur

Lire, écrire, créer, s’émerveiller

Etre à l’endroit où çà pousse pour soi.

Franck Lopvet

Je pourrais m’arrêter là tellement les mots de Franck Lopvet résonnent clairement en moi. On nous parle beaucoup de recentrage, de connexion à son enfant intérieur mais lui nous compare à un arbre où la graine pousse là où elle est tout simplement.

Vous allez me dire que vous n’êtes pas un arbre et que si la terre où la graine est posée n’est pas assez bonne, l’arbre ne poussera jamais et vous avez raison. Nous avons la chance de pouvoir nous déplacer là où la terre nous est plus fertile, là où notre environnement nous est plus favorable.

Nous pouvons aussi nous dire que là où nous sommes ce n’est pas si mal et décider de voir ce que nous pourrions déjà faire de là où nous sommes et c’est dans ce sens que je comprends « là où çà pousse pour soi ».

Faire avec ce que nous sommes, là où nous sommes, c’est tout ce que nous apprend justement notre enfant intérieur qui ne se pose pas de questions et qui fait tout simplement.

Et si la clé était justement la simplicité. On se complique bien souvent les choses inutilement alors que les choses les plus évidentes, les solutions, sont sous nos yeux.

Je regarde les feuilles d’or des arbres. Elle commence à tomber de plus en plus nombreuses. Dans les feuilles d’or de l’automne, j’y ai vu la quintessence de toute la vie dont elles sont chargées depuis le bourgeon jusqu’à maintenant. Elles ne sont pas encore mortes. Il reste en elles les gouttes précieuses de vie qui donnent cette magnifique couleur.

Quelle est votre essence ? Quelle graine pousse en vous dans le silence ?

Pour vous aider à trouver la graine qui émergera, rendez-vous sur la piste, pour choisir votre direction.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le, laissez un commentaire, rejoignez La piste du loup. Merci à vous.

Et si mon chaos intérieur était le reflet de la lutte qu’une partie de moi menait pour ne pas vieillir ?

Je l’ai réalisé ce matin comme une évidence, cette possibilité m’est apparue comme une prise de conscience et une libération.

Si on lutte c’est qu’il y a quelque chose à comprendre, si non tout serait fluide, c’est l’évidence de la compréhension.

C’est ce que me dit aussi la carte TEMPERANCE tirée tout à l’heure. Mon âme et mon esprit sont d’accord mais il n’y a pas à renoncer non plus. Sentir l’appel de l’enthousiasme et de la curiosité tout en étant sur la route de l’apaisement. C’est peut être çà vieillir ?

Ne pas renoncer tout en laissant le temps faire son œuvre comme sur tout être vivant, sur tout vie.

Vieillir pour un humain, c’est avoir conscience de cette lente mais sûre avancée vers l’inéluctable.

Ce n’est pas non plus le fatalisme et son cortège de « à quoi bon » et ses tribus de « on n’y peut rien ».

Vieillir c’est être et exister quand même. C’est une droiture sans la rigueur, une malice de la conscience, une fantaisie supplémentaire auréolée de courage.

Le courage de savoir mais d’y aller quand même.

C’est la sagesse sans être sage.

Etre conscient sans se laisser envahir par la peur qui paralyse.

Un sage n’est jamais jeune.

Seul le temps peut apporter cette étincelle au coin des yeux, au bord de l’âme.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le, laissez un commentaire, rejoignez La piste du loup. Merci à vous.

Je me sens nouvelle avec l’envie de le montrer et de modifier mon site pour montrer mon nouveau moi.

Une vieille peau est tombée depuis hier (passage oral et écrit d’évaluation de ma formation d’art-thérapeute) et je ressens dans mon corps un élan nouveau.

Et je tire LE SOLEIL ce matin, signe de ce renouveau. Celui qui se lève chaque jour sur un jour neuf.

Mon âme m’indique ici que je suis sur la bonne voie. Celle de l’amour inconditionnel qui fait briller ma lumière intérieure vers l’extérieur et illumine les êtres autour de moi.

Ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la générosité à distribuer.

Ta source est remplie à ras bord et tu peux la déverser et la donner avec générosité. Tes épreuves ne t’on pas appauvrie ou épuisée, elles t’ont rendue plus forte et plus puissante même si la route n’est jamais finie.

Le cycle de la vie peut continuer à tourner indéfiniment.

Tu comprends que le haut est en bas et inversement. Il n’y a pas de supériorité, ni d’infériorité, il y a juste des moments différents dans le cycle de la vie.

C’est la recherche éternelle de soi et de ce que tu as à transmettre au monde.

C’est le moment du ressourcement, de la plénitude pour toi avant de repartir dans quelques temps vers de nouveaux apprentissages.

PS : Mon défi #septembre2020 un article par jour s’est terminé plus tôt que prévu. Pour tout ceux qui me connaissent, je fonctionne de cette manière (voir ma page à propos à ce sujet). Je sentais que c’était le moment d’arrêter, même si on était le 25 septembre et non le 30 septembre.

D’autre part, j’ai supprimé la possibilité de s’abonner pour suivre les articles du blog (si cela vous ennuie dites-le moi en m’écrivant sur la page M’écrire), je trouve que c’est un peu impersonnel sans connaître le prénom de ces abonnés, même si c’est très pratique pour moi aussi.

Quoiqu’il en soit, vous pouvez vous abonnez à mes courriels, beaucoup moins nombreux que mes articles, mais je cherche une solution pour un envoi direct des articles vers les abonnés de La piste du loup dont voici le lien : Suivre la piste du loup.