Provocation ou interrogation ?

Hier, au petit-déjeuner, je me faisais cette réflexion : si les gens continuaient à évoluer tout au long de leur vie, il y aurait peut être beaucoup moins de lassitude et d’ennui dans les couples.

A part, celles et ceux qui vivent avec un.e psychopathe ou un.e manipulateur.ice pervers.e, le problème numéro 1 de la vie de couple et de famille en général c’est le train-train du métro-boulot-dodo, même si certains ont rayé la case métro depuis la crise sanitaire.

Avec le temps, les habitudes s’installent et la lassitude gagne toutes les sphères de la vie quotidienne. Et cela ne concerne pas que les personnes en couple.

Je le vois bien autour de moi. Parmi les personnes que je connais de près ou de loin. Beaucoup attendent la retraite après une vie passée à travailler à un boulot pas forcément très épanouissant. Et je les comprends parfaitement.

Les souhaits d’évolution sont propres à tous les êtres humains. C’est un concept qui me paraît parfaitement naturel mais qui n’est pas évident pour tout le monde.

«Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps. »

–Paolo Coehlo

Pourquoi évoluer ?

Qui que nous soyons, nous avons des envies, des désirs et des besoins d’accomplissement pour vivre une vie plus épanouissante. Nous sommes tous à la recherche du bonheur.

Tout simplement, parce que la plupart d’entre nous avons été élevés avec des conditionnements, des croyances et des blocages et que nous ressentons le besoin d’aller au-delà de ce que nous voyons.

Nous avons fait comme nous avons pu tant que nous étions enfants et adolescents mais à l’âge adulte, on aspire à une vie au plus près de ce qui nous fait vibrer.

Ce besoin d’accomplissement peut prendre des formes diverses : se mettre au macramé, à la calligraphie, à la couture, apprendre un instrument de musique ou une nouvelle langue, voyager… Pour d’autres, ce sera une reconversion professionnelle, tout envoyer en l’air ou un divorce.

Espérer que nos enfants fassent eux-mêmes des enfants peut être une option mais elle ne suffira pas à combler nos aspirations profondes, ni à nourrir nos besoins de réalisation, ni à remplir les journées une fois à la retraite.

Pourquoi rester à sa place ?

Bien sûr, si votre vie vous comble parfaitement ou que vous êtes bien comme vous êtes, pourquoi pas ? Si vous aimez vos habitudes et votre vie. Pas de problème.

Mais si vous ne ressentez pas d’enthousiasme, si vous rêvez de gagner au Loto pour changer de vie, si vous faites du shopping pour vous faire plaisir tous les samedis, si le matin vous vous levez en trainant les pieds, la seule raison qui vous maintient à votre place c’est la peur du changement.

Tout le monde a peur. C’est une émotion partagée par tous les êtres humains.

Peur de changer de boulot. Peur d’être se trouver au chômage. Peur de ne plus avoir d’argent, d’être à la rue, d’être seul.e, de mourir, d’être malade ou handicapé.e, de n’être plus aimé.e, d’avoir mal. Et c’est normal !

Le peur est une émotion qui peut nous sauver la vie. Si ce n’est pas le cas, tenter de l’apprivoiser permet de ne plus mettre de barrière entre nous et ce dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec nous-même.

La dictature du bonheur peut être bloquante et culpabilisante (d’ailleurs j’en parle dans mon article Lâchez-moi l’enfant intérieur). Ce qui compte c’est votre perception intérieure, ce que vous ressentez en vous.

Qu’est ce que çà change ?

Rien si vous ne faites rien. Rien si vous en faites trop. Rien si vous ne vous écoutez pas. Rien si vous ne partez pas de vous.

Tout peut changer si vous suivez ce qui vibre à l’intérieur, si vous écoutez battre votre cœur, si vous vous poser pour écouter votre respiration, si vous installez une micro-habitude pour ne pas brusquer, mine de rien, si vous décidez simplement de prendre 5 minutes ou 15 minutes par jour vous allez voir ailleurs si vous y êtes.

Explorez votre micro-révolution, faites un pas de côté, vérifier que tout ne s’écroule pas et continuez si çà vous fait plaisir, si cela vous met en joie…

Que vous soyez célibataire ou en couple, pas besoin de tout détruire pour construire de nouveaux chemins que l’on peut faire ensemble pour se créer, inventer, transformer sa vie.

Si non testez les itinéraires Carrosses, ils sont faits pour çà, des chemins de traverse incognito pour vivre votre révolution intérieure à petits pas.

Christine Lenoir

Si mes souvenirs sont exactes, voici une photo de Kandy, prise en voyage au Sri Lanka ou Ceylan. C’est une ville paisible et un peu magique.

Je ne sais pas mais je crois que c’est dans l’air. Est ce que c’est la saison qui fait que le cœur se gonfle d’innombrables émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres. A moins que ce ne soit l’alignement des planètes et l’ère du Verseau tout à la fois qui charrient un « je ne sais quoi ». C’est arrivé petit à petit, puis d’un coup comme une évidence.

C’est comme si tous les signaux c’étaient mis au vert. Pour dire, mais oui, c’est çà ! Dire qu’on le savait mais qu’on ne s’en rendait pas compte. Nous sommes tous collés à nos téléviseurs, nos écrans, nos livres et nos tablettes et à toutes nos occupations et divertissements. Nous sommes tous prix dans les filets de nos ambitions et de nos priorités. La maison, le travail, la famille, la religion, nos certitudes et nos culpabilités cernent nos vies où nous oublions si souvent le plaisir, la légèreté, la joie.

Il manque pourtant, souvent, une chose dont nous n’avons pas forcément conscience. Nous le savons. Ce manque est tapi au fond de nous, depuis les contrées du berceau, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse. Nous traversons la vie comme des mendiants d’une chose qui déborde de nous mêmes mais nous savons si peu la donner, si peu la recevoir. Nous manquons de temps, ce foutu temps dans lequel nous mettons toutes nos peurs.

Ce que j’ai ressenti dans l’air du temps, vous le sentez peut-être aussi. Il est dans le fil de mes pages, sur les images, dans tout ce que nous voyons, lisons, regardons. Nous le sentons tous mais aveugles que nous sommes nous ne voyons pas à l’intérieur combien nous en avons besoin, combien il transpire de partout, où que nous soyons. Il crie famine, il désespère, il hurle de douleur et de rage. Il est partout. Il n’est nulle part. Il nous constitue. Il nous construit. Il nous fait naître et renaître parfois.

Bien sûr, c’est bâteau, rabaché, dévoyé, saupoudré partout, enluminé, gâché, considéré comme ringard, rose bonbon, ridicule, mièvre. Pourtant, c’est bien là. Parfois maladroit, parfois mal emballé. Pourtant il arrive comme une vague immense que l’on voit de loin et soyez sûr.e qu’il ne peut pas nous faire mourir, bien au contraire. C’est la vie même.

Ce souffle de vie, cet élan vital qui nous submerge rien que d’y penser, cette bouffée merveilleuse qui nous transporte de joie pure. Regardez bien, observez avec attention, scrutez vos fils d’actualité, vos courriels, vos regards, les yeux de ceux qui les baissent, les yeux par dessus les masques, sur les mains que l’on ne tend plus, dans les corps que l’on n’étreint plus. Pas besoin de le nommer. Il est partout et je vous en envoie plein par mes mots, par mes pensées et par le cœur. Devenez contagieux.se d’amour. Faites-en une pandémie d’un virus dont nous ne voulons pas de vaccin.

Si vous êtes d’accord avec moi, je vous invite à m’envoyer un peu de votre cœur en symbole d’amour en commentaire.

Il est des livres qui font naître des émotions contradictoires. On ne peut plus les lâcher et en même temps on ne voudrait pas les quitter. On voudrait que l’histoire ne se termine pas. En tout cas, pas maintenant. On a envie de continuer encore un bout de chemin avec les personnages, on veut les suivre encore un peu et voir comment cela va se passer pour eux. C’est ce qui arrive avec « Dans la forêt » de Jean Hegland. C’est ce qui m’est arrivé. Parce que lire « Dans la forêt » est une sorte d’expérience où l’on ne peut pas s’empêcher de se demander comment on ferait, nous, si ce qui arrive aux personnages nous arrivait à nous.

Quand j’ai lu le résumé au dos du livre j’ai tout de suite été emballée par le thème : une famille, deux jeunes filles, seules dans une maison en pleine forêt qui vont devoir se débrouiller pour survivre quand il ne reste plus rien de ce qui fait une société et le monde tel que nous le connaissons. Tout est anéanti : plus d’essence, plus d’électricité, plus de téléphone, quelques réserves de nourriture, aucun moyen de communication et la solitude partout. Il ne subsiste que les liens familiaux et la nature autour.

Imaginez vous dans une maison où il n’y a plus ni chauffage, ni éclairage. On vit avec la lumière du jour, autour de la chaleur du poêle car la seule chose qu’il y a en abondance c’est du bois. Nous n’avons pas appris à survivre avec ce que nous avons à notre disposition autour de nous. Nous savons aller dans un magasin, acheter ce dont nous avons besoin, rentrer chez soi pour le cuisiner sans nous poser trop de questions. Que ferions-nous dans  cette situation et sans tous les moyens d’informations qu’Internet nous apporte. Avons-nous des livres de botanique, de jardinage pour nous apprendre à nous nourrir nous mêmes ? Avons-nous des livres de médecine pour nous soigner ?

C’est pourtant ce que Nell et Eva vont vivre avec tout l’amour que deux sœurs peuvent se porter, avec les choix qu’il faudra faire et toutes les ressources qu’elles ont en elles sans même le savoir. Elles vont apprendre à se mettre à l’écoute de tout ce qui les entoure au cœur de la forêt, observer, sentir, ressentir, se battre, vaincre leurs peurs les plus profondes, expérimenter chaque jour les richesses qu’elles ne soupçonnaient pas.

Ce livre merveilleux, plein de sensualité, d’amour et de courage questionne sur notre rapport à la nature, aux souvenirs et à notre existence.

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Christine Lenoir

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Pour plus d’informations sur le livre, voici les notes de l’éditeur Gallmeister :

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisables richesses.

Véritable choc littéraire aux États-Unis, best-seller mondial, un roman d’apprentissage sensuel et puissant.

À PROPOS DU LIVRE

Ce livre est adapté au cinéma avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux.

Le roman est lauréat du Prix de l’Union Interalliée 2018, dans la catégorie « romans étrangers » et du prix des lecteurs du pays de Mortagne.

DANS LA PRESSE

Dans la forêt nous confronte à la cruauté de la nature. À la fois belle et laide, puissante et dangereuse, toujours fascinante, elle est le terrain de tous les possibles. Elle peut nous détruire comme elle peut nous faire renaître.
 

Adrien Corbeel, RTBF

Dans la forêt est un livre d’espoir, où les héroïnes vibrent d’amour et d’audace. On tourne les pages, ému par le courage des deux sœurs, et on frémit en imaginant un avenir— pas si lointain — où — qui sait ? —leur livre pourrait nous sauver la vie.

Fabrice Colin, LE NOUVEAU MAGAZINE LITTÉRAIRE

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LES LIBRAIRES EN PARLENT

Voici la très belle histoire de Nell et Eva, une histoire qui questionne sur le rapport à la nature et pose les questions essentielles de notre présence au monde. Des pages magnifiques, des personnages fabuleux, un texte envoûtant jusqu’au final, explosif et inoubliable. 

Le Gang de la clef à molette – Marmande

N’ayons pas peur des mots : nous voici donc en présence d’un authentique chef-d’oœuvre. D’un absolue beauté, intense et bouleversant, ce roman puissant est une ôde aux force magnétiques tour à tout destructives et salvatrices de la nature. Magnifique.

La Mouette rieuse – Paris