Je vois la brume baignée de lumière enchantée de soleil.

Mon cœur est ravi de tant de beauté.

Le langage de l’oiseau dans le foisonnement du feuillage, sur le bois de la terrasse, enchante mon âme de tant d’harmonie.

La tasse fumante de fleur d’oranger transporte mes souvenirs au loin et m’apaise dans le lointain.

Je n’ai pas oublié.

La tartine grillée réveille mes papilles et mon corps tout entier.

L’enfance n’est pas loin, je mélange hier et demain.

La main tendue vers une paume ouverte. Une épaule où se nicher, peau ou poil à caresser.

Et l’univers entier pour aimer.

Fermer les yeux pour repenser à ce qui nous a emporté au loin autrefois.

Les ouvrir pour contempler ce qui nous entoure dans le présent.

Respirer et laisser la brise qui vient de l’intérieur souffler sur les braises de notre âme voyageuse.

Suivre la douce chaleur qui nous guide aux portes du rêve.

Que découvrons-nous en poussant le portail ?

Un songe oublié que l’on peut ranimer.

Une odeur que l’on aimerait retrouver.

Un espace qui porte au loin le regard.

Ce chemin dans la montagne.

Cette trace que l’on suit sans savoir où elle mène.

Une barrière que l’on pousse.

Un jardin en friche où dort la maison.

Cette maison que l’on n’habite plus qui pourtant fleurit en notre absence, que l’on cherche sans trouver, qui jaillit de nos graffitis, qui renaît de la main posée sur le bois de la porte.

Tout est resté intact. Tout est là.

Repousser les volets.

Faire entrer la lumière.

Commencer le voyage.

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Venue des profondeurs une puissante énergie traverse toutes les peurs et transcende toutes les inquiétudes.

Rien ne peut arrêter cette trouée magnifique.

La brèche est trop large et la lumière trop intense pour contenir tant d’ardeur.

Quelque chose se prépare du fond de l’obscurité et remonte des abîmes à la conscience.

Il faut écrire ce qui est dicté du ciel et de l’enfer.

Les mots sont encore à mes lèvres, mon esprit ne les connaît pas.

La bête à l’âme sauvage attend son heure. Elle est aux portes et guette la liberté prochaine d’où sortira le fauve souverain.

La reine en majesté marche vers sa destinée, ayant trouvé la sérénité de celle qui sait ce qu’elle est et ce qu’elle a à accomplir.

Eclairée de sa propre lumière au front, elle ne l’éblouit plus.

Elle illumine son chemin où s’effacent les ténèbres, à chacun de ses pas.

1er novembre 2020, Christine Lenoir.

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Aussi incroyable que cela puisse paraître cette période est une formidable chance de créer autre chose, d’explorer des chemins que l’on ne pensait pas emprunter, des routes à suivre.

Il est temps de creuser nos méninges et de laisser nos cœurs faire le ménage. Il est temps de  s’ouvrir à la lumière de ce qui apparaît dans les fêlures qui se créent de nos tremblements.

La race humaine est ébranlée plus que jamais et nous devons puiser dans nos ressources plus profondément que d’habitude. Nous grattions en surface pour faire bonne figure et pour répondre aux injonctions d’une société qui ne nous ressemble pas.

Notre peur nous montre le chemin. C’est là où nous devrons aller à sa rencontre pour nous confronter à elle au-delà des apparences dont nous avons l’habitude. C’est ainsi que nous passerons au-delà des barrières que nous avons créées et qui nous entravent.

Notre peur est la croix tracée sur la carte au trésor. Elle nous indique l’endroit exact où nous devons creuser. 

Laissons remonter de notre peur, la colère, la tristesse, la douleur.

Allons au cœur de notre être pour découvrir la pépite enfouie sous la poussière et la boue. Cette pépite n’a besoin de rien d’autre que de nous même pour briller. 

Du magma jaillit le feu incandescent qui brûle au centre de notre terre intérieure. 

Exprimer le jaillissement qui naît en nous pour libérer notre ardeur à être ce que nous sommes, des diamants bruts à polir.  

Avec tout mon cœur

Lire, écrire, créer, s’émerveiller

Etre à l’endroit où çà pousse pour soi.

Franck Lopvet

Je pourrais m’arrêter là tellement les mots de Franck Lopvet résonnent clairement en moi. On nous parle beaucoup de recentrage, de connexion à son enfant intérieur mais lui nous compare à un arbre où la graine pousse là où elle est tout simplement.

Vous allez me dire que vous n’êtes pas un arbre et que si la terre où la graine est posée n’est pas assez bonne, l’arbre ne poussera jamais et vous avez raison. Nous avons la chance de pouvoir nous déplacer là où la terre nous est plus fertile, là où notre environnement nous est plus favorable.

Nous pouvons aussi nous dire que là où nous sommes ce n’est pas si mal et décider de voir ce que nous pourrions déjà faire de là où nous sommes et c’est dans ce sens que je comprends « là où çà pousse pour soi ».

Faire avec ce que nous sommes, là où nous sommes, c’est tout ce que nous apprend justement notre enfant intérieur qui ne se pose pas de questions et qui fait tout simplement.

Et si la clé était justement la simplicité. On se complique bien souvent les choses inutilement alors que les choses les plus évidentes, les solutions, sont sous nos yeux.

Je regarde les feuilles d’or des arbres. Elle commence à tomber de plus en plus nombreuses. Dans les feuilles d’or de l’automne, j’y ai vu la quintessence de toute la vie dont elles sont chargées depuis le bourgeon jusqu’à maintenant. Elles ne sont pas encore mortes. Il reste en elles les gouttes précieuses de vie qui donnent cette magnifique couleur.

Quelle est votre essence ? Quelle graine pousse en vous dans le silence ?

Pour vous aider à trouver la graine qui émergera, rendez-vous sur la piste, pour choisir votre direction.

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Et si mon chaos intérieur était le reflet de la lutte qu’une partie de moi menait pour ne pas vieillir ?

Je l’ai réalisé ce matin comme une évidence, cette possibilité m’est apparue comme une prise de conscience et une libération.

Si on lutte c’est qu’il y a quelque chose à comprendre, si non tout serait fluide, c’est l’évidence de la compréhension.

C’est ce que me dit aussi la carte TEMPERANCE tirée tout à l’heure. Mon âme et mon esprit sont d’accord mais il n’y a pas à renoncer non plus. Sentir l’appel de l’enthousiasme et de la curiosité tout en étant sur la route de l’apaisement. C’est peut être çà vieillir ?

Ne pas renoncer tout en laissant le temps faire son œuvre comme sur tout être vivant, sur tout vie.

Vieillir pour un humain, c’est avoir conscience de cette lente mais sûre avancée vers l’inéluctable.

Ce n’est pas non plus le fatalisme et son cortège de « à quoi bon » et ses tribus de « on n’y peut rien ».

Vieillir c’est être et exister quand même. C’est une droiture sans la rigueur, une malice de la conscience, une fantaisie supplémentaire auréolée de courage.

Le courage de savoir mais d’y aller quand même.

C’est la sagesse sans être sage.

Etre conscient sans se laisser envahir par la peur qui paralyse.

Un sage n’est jamais jeune.

Seul le temps peut apporter cette étincelle au coin des yeux, au bord de l’âme.

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Je me sens nouvelle avec l’envie de le montrer et de modifier mon site pour montrer mon nouveau moi.

Une vieille peau est tombée depuis hier (passage oral et écrit d’évaluation de ma formation d’art-thérapeute) et je ressens dans mon corps un élan nouveau.

Et je tire LE SOLEIL ce matin, signe de ce renouveau. Celui qui se lève chaque jour sur un jour neuf.

Mon âme m’indique ici que je suis sur la bonne voie. Celle de l’amour inconditionnel qui fait briller ma lumière intérieure vers l’extérieur et illumine les êtres autour de moi.

Ce n’est pas de l’orgueil, c’est de la générosité à distribuer.

Ta source est remplie à ras bord et tu peux la déverser et la donner avec générosité. Tes épreuves ne t’on pas appauvrie ou épuisée, elles t’ont rendue plus forte et plus puissante même si la route n’est jamais finie.

Le cycle de la vie peut continuer à tourner indéfiniment.

Tu comprends que le haut est en bas et inversement. Il n’y a pas de supériorité, ni d’infériorité, il y a juste des moments différents dans le cycle de la vie.

C’est la recherche éternelle de soi et de ce que tu as à transmettre au monde.

C’est le moment du ressourcement, de la plénitude pour toi avant de repartir dans quelques temps vers de nouveaux apprentissages.

PS : Mon défi #septembre2020 un article par jour s’est terminé plus tôt que prévu. Pour tout ceux qui me connaissent, je fonctionne de cette manière (voir ma page à propos à ce sujet). Je sentais que c’était le moment d’arrêter, même si on était le 25 septembre et non le 30 septembre.

D’autre part, j’ai supprimé la possibilité de s’abonner pour suivre les articles du blog (si cela vous ennuie dites-le moi en m’écrivant sur la page M’écrire), je trouve que c’est un peu impersonnel sans connaître le prénom de ces abonnés, même si c’est très pratique pour moi aussi.

Quoiqu’il en soit, vous pouvez vous abonnez à mes courriels, beaucoup moins nombreux que mes articles, mais je cherche une solution pour un envoi direct des articles vers les abonnés de La piste du loup dont voici le lien : Suivre la piste du loup.

La marque de l’étoile luit à ton front.

Ne craint pas de la suivre.

Ne craint pas la trajectoire unique du chemin.

Tu es ta propre lumière, celle qui brille de l’intérieur.

Tu éclaires ton propre chemin.

Quelque soit l’intensité de la lumière.

Ferme les yeux, laisse-toi guider, n’aie pas peur.

Entretiens la flamme.

Protège-la dans les vacillements des tempêtes et des écueils.

Elle est ta quête, ton inconnue.

Sois ta propre étoile.

Nourris ta source, ne la laisse jamais se tarir.

Laisse son flot te porter et creuser ton sillon.

Tu dessines ta propre trace.

Etoile parmi les étoiles.

La fatigue envahit le corps, l’esprit reste embrumé.

Accueillir ce qui est en train de finir.

Le temps de la contemplation est venu.

La lenteur et le retour à soi.

Regarder profondément ce qui chercher à émerger.

Tout ce qui pouvait être fait.

Laisser tomber tout ce qui encombre.

Vivre sa légèreté d’enfant.

Déployer ses ailes et contempler.

Parfois, on touche la vie des gens rien qu’en existant.

J.K. Rowling

Il y aurait juste à être pour toucher une part de la vie des autres.

Ce serait aussi simple que cela.

Etre soi-même et laisser faire la vie, le ressenti, le temps.

Arrêter de vouloir tout changer, tout chambouler, tout révolutionner.

Etre, faire, dire, transmettre sans penser à convaincre, sans forcer.

Laisser la magie opérer à son rythme.

Au rythme lent de la graine à la plante, à la fleur.

Le temps de s’enraciner, de mûrir, de s’épanouir, de s’ouvrir.

Le temps est le même qu’il y a 15 jours, 3 ans, un siècle.

C’est seulement notre perception qui a changé.

L’automne est arrivé ce matin.

J’ai le choix de suivre ma petite voix ou de rester muette à ce qui me traverse.

D’un côté ou de l’autre, il n’y aura pas de jugement seulement de la bienveillance.

Chacun sa route, chacun son chemin.

Les perles de notre vie passent sur le fil les unes après les autres, autant que le résultat nous enchante.

Je pense à la carte n°6 de l’Oracle de papier « Le choix », en voici le texte :

Le ciel n’apporte aucun message, les réponses sont en toi. La vie peut être parfois très abondante et nous apporter plus que nous ne pouvons expérimenter. Nous avons tant de désirs et tant d’envies à satisfaire sans savoir ce qui nous aidera à vivre une vie selon notre cœur. Même dans la douceur et la lumière, nous pouvons avancer dans le brouillard. Notre âme est dispersée de vivre dans la confusion. Devant tant d’inconfort notre raison se perd à chercher. Il nous faudra choisir, tenter l’inconnu et risquer de se tromper car à tout prendre, on pourrait tout abandonner.

Choisir est notre libre arbitre. C’est la direction que nous prenons selon la priorité du moment mais il y a un autre aspect qui peut nous emmener plus loin et plus haut. « Choisis judicieusement » dit le chevalier de la grotte dans le film « La dernière croisade ».

Il y a la voie de la dureté et celle de la fluidité. La fluidité n’est pas facilité. Elle est évidence et clarté. La voie de la peur et la voie de l’amour.

« Choisis judicieusement ».

6. Le choix Oracle de papier

Sources citations : « Chacun sa route, chacun son chemin » Chanson de Tonton David, « Choisis judicieusement » film Steven Spielberg « La dernière croisade ».

Se lever avec le soleil.

Quand j’ai arrêté d’être salariée, c’était l’un de mes souhaits : se lever avec le soleil.

Suivre le cycle des saisons, être à l’écoute des changements dans la nature, profiter de mon jardin, rester à la maison, respecter mes rythmes internes, m’apaiser, aller vers ce qui faisait sens pour moi.

De ce point de vue, je peux dire que j’ai atteins ce but. Je connais les cycles de la lune et ce qu’ils impliquent sur l’énergie, je sais reconnaître ses changements à l’intérieur de mon corps, je peux produire quelques légumes dans mon potager et cette année il a été plus abondant que jamais.

Pour tout çà, je me sens pleine de gratitude et je remercie mon amoureux qui m’a permis tout çà. Sans lui, bon nombre de ces transformations n’aurait pu avoir lieu.

J’ai pu prendre le temps de savoir ce que je voulais vraiment, j’ai pu me former. Et même, si certaines n’ont pas été suivies de résultats concrets, il me semble avoir avancé sur le chemin.

Surtout, j’ai pu prendre le temps d’écrire un roman, de réaliser l’Oracle de papier et des tirages de cartes et guidances, de laisser libre court à ma créativité en arts plastiques, créatrice de sacs et dans la réalisation de sites internet, me former à l’art-thérapie en cours d’acquisition, avec en parallèle la voie du Tarot qui s’ouvre à moi petit à petit.

Oui tout cela n’aurait pas pu exister sans un soutien rempli d’amour.

Cette route a ses ornières qui parfois me font cahoter. Je parle de la peur du manque de sécurité, notamment financière, puisque je ne suis pas autonome de ce côté. Il faut bien une ombre pour que la lumière puisse poindre.

Ce n’est pas un tunnel, bien au contraire. C’est plutôt un chemin de traverse qu’il me faut apprivoiser, notre rapport à l’argent est le reflet de notre rapport au monde. Quand j’en ai, je ne peux pas m’empêcher de le dépenser pour moi ou pour les autres. Il me faudra progresser aussi dans cette matière.

Un article en forme de bilan.