On peut l’appeler l’enfant intérieur, l’âme, l’être profond, le cœur. C’est cette petite voix au fond de nous que l’on aimerait écouter plus souvent ou que parfois on peine à entendre tellement ses messages nous semblent inaccessibles.

Il y a plusieurs raisons qui font que nous n’entendons pas notre être profond

La première raison : nous nous mettons dans l’impossibilité d’entendre notre petite voix.

Nous sommes trop occupé.e à courir dans tous les sens, à suivre diverses sollicitations extérieures que ce soit les activités nombreuses, les demandes de personnes, de proches, d’amis, les réseaux sociaux, le bruit ambiant.

Comment voulez-vous être à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de vous-même si vous êtes entouré.e de bruits divers ?

La 2ème raison : nous avons peur de ce que notre petite voix pourrait nous dire.

Au fond de nous, nous savons bien ce qu’il y a à faire pour écouter ce que notre for intérieur a à nous dire.

Le bruit et les activités masquent notre peur de savoir ce que notre petite voix pourrait dire si nous tendions un peu l’oreille.

La peur n’est pas une honte. C’est justement très humain et il n’y a pas de honte à être simplement humain.

Par contre, peut-être que cela vaudrait le coup de regarder ce qui se cache derrière cette peur.

La remise en question d’une vie qui ne nous plait pas complètement ?

Le silence qui nous mettrait face à nous-même ?

Nous voir tel.le que nous sommes avec nos vulnérabilités ?

Les questions peuvent être sans fin selon chaque personne.

La 3ème et dernière raison : nous ne savons pas quoi faire de que l’on a entendu.

Alors, si nous nous sommes posés un petit moment, si nous avons fait silence autour de nous, si l’on s’est un peu apaisé à l’intérieur, en notre for intérieur, nous avons pu découvrir des images, des sensations, des envies, des désirs, des projets que l’on aimerait voir réaliser…

Et puis, quoi ? Comment faire dans ma situation ? Comment voulez-vous que je trouve le temps ? L’argent ? L’énergie ? L’environnement idéal ?

La réponse c’est qu’il n’y a pas de solution idéale.

La réponse c’est votre solution, celle que vous pouvez faire maintenant, avec votre présent et à petits pas.

Bien sûr, on aimerait tout changer d’un coup, tout faire apparaître en un claquement de doigt. Tout ceux qui vous disent que c’est possible vous mentent. Ceux sont des marchands de chimères qui veulent que vous oubliiez qui vous êtes et qui veulent que vous ne soyez jamais rassasiés de ce qu’ils vous proposent.

La réponse que je vous propose est en vous.

La réponse est à l’intérieur de vous et son prolongement est votre créativité.

Ce que vous pouvez faire de votre petite voix c’est l’écouter et commencer petit à petit à ouvrir le champ des possibles à partir de votre imaginaire et de vos pensées.

Commencez par de petites actions qui misent bout à bout construisent votre chemin.

Une liste des petits pas pour les mettre en place l’un après l’autre qui vous rapproche de ce que vous voulez.

La créativité est le moyen de transport pour voyager vers votre quête d’harmonie intérieure et c’est ce que je vous propose dans l’accompagnement Grimoire.

Alors posez-vous, faites silence et écoutez !

🙂

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Il y a quelques temps, j’ai lu le livre de Jesse Kellerman, LES VISAGES. Je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir terminé. C’est non seulement un thriller qui ne lâche pas son lecteur mais c’est aussi une reconnaissance des artistes de l’art brut.

Le terme ART BRUT désigne les artistes qui ne font pas partie de l’art académique, c’est à dire les techniques artistiques enseignées par les écoles d’art.

C’est le plasticien Jean Dubuffet qui semble avoir inventé ce terme en répertoriant les oeuvres qui sortaient du système culturel dès 1945. Pourtant, ce phénomène existait déjà notamment avec le très célèbre Facteur Cheval et son musée extraordinaire visible en France (Hauterives dans la Drôme).

L’art brut rejoint l’art-thérapie avec son utilisation dans les hôpitaux psychiatriques et les œuvres de personnes malades (ex Adolf Wölfli). C’est pour cela que l’on peut l’appeler de manière péjorative l’art des fous.

Cette expression créative est loin d’être réservée aux personnes en déficientes mentales.

Elle permet à toute personne désireuse de s’expression de manière non conventionnelle, et n’ayant aucune connaissance artistique ou de techniques, de réaliser des œuvres à la mesure des grands artistes.

J’ai une tendresse particulière pour cette forme d’art.

L’art brut nous rappelle que l’art est démocratique dans le sens où il peut être exercé par tout humain doté de sensibilité et d’envie d’exprimer son style et sa personnalité.

Les matériaux sont aussi divers et variés que le sont les personnes qui souhaitent créer. Quelques soient les ustensiles, les matières et les supports peuvent être utilisés dans l’art brut.

C’est ce qui le rapproche de l’art pauvre utilisé dès 1967 par de jeunes artistes italiens qui ont réalisés des œuvres avec des matériaux du quotidien (corde, ciment, papiers journaux…). Ils créent ainsi un contraste avec les matériaux dits « nobles » de l’art académiques et traditionnels en renvoyant l’art à la nature et à la vie contemporaine.

Tout est permis en art.

Si vous n’avez fait aucune formation artistique, ni appris aucune technique en particulier, pourquoi ne pas vous essayer avec les outils et les matériaux qui vous attirent ? Laissez-vous tenter sans vous censurer, ni vous juger. Laissez parler votre audace et votre intuition.

L’art n’est pas réservé à un petit groupe d’élus, il est permis à tout le monde.

La sensibilité, le besoin de beauté, l’envie de s’exprimer, le désir de dire ce qui nous anime et nous fait vibrer est légitime et tout à fait réalisable pour toute personne qui le souhaite.

L’art et la beauté sont fait pour transformer et pour sublimer notre condition humaine grâce à nos émotions, notre esprit et notre corps. Ils nous sauvent de toutes nos frustrations et élèvent autant notre beauté que notre noirceur. Profitons des ressources qu’ils mettent à notre disposition pour nous sentir pleinement vivant et libre d’être ce que nous sommes.

A bientôt, pour d’autres aventures artistiques !

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La plupart du temps, je m’éloigne des livres des auteurs qui prennent tellement de place sur les rayons des librairies que les autres sont éliminés sous les piles des best-sellers.

Pour une fois, je fais une exception. Ce livre là je ne l’ai pas trouvé dans une librairie mais dans la bibliothèque de mon père. Il était là qui m’attendait patiemment que je m’intéresse à lui. Cela fait partie de la magie des livres, leur patience infinie.

Ce livre dont je m’apprête à vous parler est Un sentiment plus fort que la peur de Marc Lévy.

J’ai déjà lu un autre livre de cet auteur L’étrange voyage de Monsieur Daldry. L’histoire m’avait beaucoup plu aussi. Je vous laisse découvrir son intrigue.

Un sentiment plus fort que la peur a tout pour attirer le lecteur, et en l’occurrence la lectrice que je suis. Le crash d’un avion emprisonné sous les glaciers des Alpes, une héroïne belle et tenace nourrie d’une histoire familiale mystérieuse pas très loin des services secrets américains et un reporter du New York Times un peu paumé qui va s’intéresser à toute cette histoire.

Je ne serai pas étonnée que vous ayez déjà envie de lire le livre

Un livre qui vous appelle c’est souvent une belle histoire qui vous intrigue dès le début et cela a été le cas pour celui-ci. Mon petit côté snob a eu peur que le style soit peu enthousiasmant, mais si l’on se dit que c’est un bon roman pour passer de bons moments, on se laisse embarquer illico dans les aventures rocambolesques mais néanmoins émouvantes de Suzie et d’Andrew.

L’une possède la ténacité sans faille pour faire la lumière sur des accusations de haute trahison portées sur sa grand-mère et qui ont détruit sa mère et son enfance et l’autre le flair d’un homme qui n’a plus rien à perdre. Tous les deux vont s’unir pour résoudre l’énigme posée depuis le début où le feu et la glace sont imbriqués au sens propre et au sens figuré.

Le roman rattrapé par la réalité

A cela s’ajoute le peu de conscience de certains politiques et des sirènes d’une richesse acquise sur le dos de l’avenir de l’humanité et de la planète. Une partie des informations traitées dans le roman sont totalement vraies ce qui fait froid dans le dos dans le contexte de changement climatique qui inquiète beaucoup de personnes ou qui est traité avec désinvolture par d’autres. En espérant que la voie du milieu, inquiets ET confiants pourra nous éclaircir.

J’espère que cette chronique vous aura donné envie de lire le livre. Pensez à vous le procurer d’occasion. Je suis sûre que les bouquinistes et le site recyclivre l’ont en stock vu le tirage des ouvrages de Marc Lévy 😉

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Faut-il être mort

pour s’aimer

pour vivre de poésie

pour faire la paix

pour se sentir en sécurité

pour arrêter de souffrir

pour être heureuxse

Faut-il être morte

pour aimer sa vie

pour vivre d’amour

pour se remplir de joie

pour vibrer avec son coeur

pour croire en soi

pour s’ouvrir à l’autre

Faut-il être mort

pour chanter la vie

pour prospérer avec ses talents

pour se sentir riche

pour comprendre les enfants

pour parler avec son âme

pour placer l’amour en premier

Faut-il être morte

pour s’émerveiller du soleil

pour croire à ses voeux

pour marcher sans crainte

pour prendre la main

pour rire aux nuages

pour aimer la vie

C’est l’automne ou c’est moi ?

Est ce que cela vous fait çà aussi ?

Besoin de ralentir ou plutôt besoin de me concentrer sur tout ce qui m’importe.

L’écriture, la lecture, la connaissance, mes proches et quelques personnes, voilà c’est tout.

Nous sommes tellement habitués à cet engorgement, cette foison de choses et de possibilités que nous avons oublié que le temps s’écoule à l’infini mais pas pour nous.

C’est peut-être pour cela qu’il est si précieux.

Et si on utilisait ce temps uniquement pour ce qui nous importe pour notre bonheur, notre joie ?

Cesser cette course effrénée qui nous fait croire que la possession est illimitée. Ce n’est pas cela qui est illimité, ceux sont les possibilités, les confins de l’univers, le flux de la vie, la course du temps.

Rien ne s’arrête jamais, tout commence et tout fini sans cesse. Ce qui est important à trouver c’est notre tempo, le temps que nous voulons mettre d’un point à un autre, d’une saison à une autre, d’une conversation avec nous-même, une contemplation d’un tableau, d’une fleur, d’un paysage, d’une poésie.

On ne veut pas tout.

On veut tout ce qui est important, essentiel à notre bonheur.

Vivre ce tempo personnel nous met au diapason de notre rythme intérieur et nous relie à toutes les personnes qui font ce choix.

Elles seront de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de nos prises de conscience.

Nous avons tout le temps, Prenons-le.

💓

Christine

PS : Bonne nouvelle ! Mon roman « Le secret d’Odyr Pony » est disponible en format papier relié. Découvrez-le ICI

La créativité dont j’ai envie de vous parler, c’est celle que je pratique et dont je vois les bienfaits pour moi-même. La créativité est un outil qui fait déjà partie de notre vie souvent sans le savoir et qu’il faut parfois apprivoiser ou oser écouter.

La créativité est un souffle qui nous traverse.

Comme après l’inspiration, vient l’expiration. La créativité est comme le cycle de la respiration. Elle naît au creux de nous, avec notre cuisine intérieure faite d’émotions, d’énergie, de sentiments, de pensées, d’idées. Elle peut venir de manière désordonnée ou encore embrouillée mais elle ne demande qu’à être matérialisée d’une façon ou d’une autre.

Créer est ouvert à tous

Que l’on apprenne un savoir-faire dans un cours ou que l’on se lance seul.e. Il n’y a pas de règle. Créer appartient à tous. La créativité est démocratique. Elle peut se concevoir avec les moyens du bord, avec l’histoire de chacun, quelque soit notre état d’esprit.

Le seul passage obligé est de se lancer. Même la technique la plus discrète demande à être matérialisée, montrée, exposée pour soi, pour quelques uns, pour beaucoup, pour tous.

Créer pour exprimer

La créativité n’est pas un nouveau concept à la mode. Bien au contraire, l’art existe depuis les débuts de l’humanité, depuis que les êtres humains ressentent, pensent et élaborent.

Créer répond au besoin impérieux d’exprimer quelque chose. Que ce soit une idée, un sentiment, une émotion, c’est un mouvement vers l’extérieur, un besoin impérieux de dire, de faire, d’exprimer ce qui remonte de notre être intérieur.

Cela peut se présenter de 1001 manières avec les mains, les pieds, la tête et tous les sens. La créativité a une palette immense à sa disposition, des techniques et des outils qui vont de l’écriture au théâtre, de la danse au modelage, de la peinture à la calligraphie, du mime au chant, de la photographie au graphisme, de la recherche au crochet, du tissage à la couture, de la cuisine à la bijouterie…

C’est la manière qu’a chacun d’extérioriser ce qu’il a à dire avec ce que la vie a mis à sa disposition, avec les matériaux qui permettent cette expression, la dextérité personnelle et les talents particuliers.

Créer c’est inventer

Inventer avec ce que l’on est et ce que l’on a. Avec un stylo bille sur un cahier, un bâton sur la plage, un bout de carton et de la ficelle, des vieux journaux et mêmes des déchets.

L’invention de la créativité n’a pas de limite. Les possibilités sont immenses si l’on n’écoute pas nos croyances, si on dépasse les codes et les étiquettes.

Créer pour mieux vivre

Créer fait partie de la vie, de l’énergie qui circule en nos corps et nos esprits. Tout ce qui reste coincé en nous sature notre être. Comme on dit « tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ».

Laisser libre court à notre expression créative permet de nous libérer, de lâcher la pression sur des ruminations, des colères, des ressentiments. Mais il n’y a pas que les émotions désagréables à dire. Les émotions agréables telles que la joie, l’enthousiasme, le plaisir sont tout aussi importantes à extérioriser si le besoin s’en fait sentir.

Explorer et révéler sa créativité fait circuler l’énergie et permet de ressentir avec plus d’acuité ce qui nous rend vivant.e. Créer permet d’être à l’écoute de son corps, ses sensations, ses ressentis et de développer ses capacités pour soi-même mais dans notre lien avec l’autre.

La créativité laisse entrevoir la possibilité de moments agréables, de plaisir et de bien-être. Le cours de la vie s’en trouve embellit, rechargé, agrandit de projets qui ouvrent vers un ailleurs réjouissant.

Créer pour la beauté

Quelque soit ce qui dort au fond de soi, la créativité permet de l’exprimer et de le matérialiser, d’en faire une œuvre qui peut toucher une part de nous même. La chose est exprimée, elle nous transforme en observateur.ice. Elle nous apprend à être, à voir, à regarder d’un autre oeil, à être curieux.se.

La créativité permet d’accueillir des parts de soi que l’on avait pas vues, pas comprises, pas aimées. On peut les trouver belles à les regarder dans les yeux. D’autres peuvent être sensibles à cette expression de nous même, la juger belle, l’aimer.

Nous réalisons que notre expression créative peut créer de la beauté. Ce bout de nous imaginé peut être beau et aimable. La beauté nous aide à mieux nous aimer en la partageant avec le monde qui nous entoure.

Christine

Si vous souhaitez partager vos ressentis, laissez un commentaire ci-dessous. Il existe 1001 chemins pour laisser entrer la créativité dans votre vie. En voici quelques-uns : Vous pouvez vous inscrire au Caravansérail pour recevoir des inspirations, de l’énergie et des pistes d’exploration, découvrir la boutique d’inspiration aux voyages Caravanes, flâner dans les accompagnements et ateliers de Carrosses.

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Provocation ou interrogation ?

Hier, au petit-déjeuner, je me faisais cette réflexion : si les gens continuaient à évoluer tout au long de leur vie, il y aurait peut être beaucoup moins de lassitude et d’ennui dans les couples.

A part, celles et ceux qui vivent avec un.e psychopathe ou un.e manipulateur.ice pervers.e, le problème numéro 1 de la vie de couple et de famille en général c’est le train-train du métro-boulot-dodo, même si certains ont rayé la case métro depuis la crise sanitaire.

Avec le temps, les habitudes s’installent et la lassitude gagne toutes les sphères de la vie quotidienne. Et cela ne concerne pas que les personnes en couple.

Je le vois bien autour de moi. Parmi les personnes que je connais de près ou de loin. Beaucoup attendent la retraite après une vie passée à travailler à un boulot pas forcément très épanouissant. Et je les comprends parfaitement.

Les souhaits d’évolution sont propres à tous les êtres humains. C’est un concept qui me paraît parfaitement naturel mais qui n’est pas évident pour tout le monde.

«Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps. »

–Paolo Coehlo

Pourquoi évoluer ?

Qui que nous soyons, nous avons des envies, des désirs et des besoins d’accomplissement pour vivre une vie plus épanouissante. Nous sommes tous à la recherche du bonheur.

Tout simplement, parce que la plupart d’entre nous avons été élevés avec des conditionnements, des croyances et des blocages et que nous ressentons le besoin d’aller au-delà de ce que nous voyons.

Nous avons fait comme nous avons pu tant que nous étions enfants et adolescents mais à l’âge adulte, on aspire à une vie au plus près de ce qui nous fait vibrer.

Ce besoin d’accomplissement peut prendre des formes diverses : se mettre au macramé, à la calligraphie, à la couture, apprendre un instrument de musique ou une nouvelle langue, voyager… Pour d’autres, ce sera une reconversion professionnelle, tout envoyer en l’air ou un divorce.

Espérer que nos enfants fassent eux-mêmes des enfants peut être une option mais elle ne suffira pas à combler nos aspirations profondes, ni à nourrir nos besoins de réalisation, ni à remplir les journées une fois à la retraite.

Pourquoi rester à sa place ?

Bien sûr, si votre vie vous comble parfaitement ou que vous êtes bien comme vous êtes, pourquoi pas ? Si vous aimez vos habitudes et votre vie. Pas de problème.

Mais si vous ne ressentez pas d’enthousiasme, si vous rêvez de gagner au Loto pour changer de vie, si vous faites du shopping pour vous faire plaisir tous les samedis, si le matin vous vous levez en trainant les pieds, la seule raison qui vous maintient à votre place c’est la peur du changement.

Tout le monde a peur. C’est une émotion partagée par tous les êtres humains.

Peur de changer de boulot. Peur d’être se trouver au chômage. Peur de ne plus avoir d’argent, d’être à la rue, d’être seul.e, de mourir, d’être malade ou handicapé.e, de n’être plus aimé.e, d’avoir mal. Et c’est normal !

Le peur est une émotion qui peut nous sauver la vie. Si ce n’est pas le cas, tenter de l’apprivoiser permet de ne plus mettre de barrière entre nous et ce dont nous avons besoin pour vivre en harmonie avec nous-même.

La dictature du bonheur peut être bloquante et culpabilisante (d’ailleurs j’en parle dans mon article Lâchez-moi l’enfant intérieur). Ce qui compte c’est votre perception intérieure, ce que vous ressentez en vous.

Qu’est ce que çà change ?

Rien si vous ne faites rien. Rien si vous en faites trop. Rien si vous ne vous écoutez pas. Rien si vous ne partez pas de vous.

Tout peut changer si vous suivez ce qui vibre à l’intérieur, si vous écoutez battre votre cœur, si vous vous poser pour écouter votre respiration, si vous installez une micro-habitude pour ne pas brusquer, mine de rien, si vous décidez simplement de prendre 5 minutes ou 15 minutes par jour vous allez voir ailleurs si vous y êtes.

Explorez votre micro-révolution, faites un pas de côté, vérifier que tout ne s’écroule pas et continuez si çà vous fait plaisir, si cela vous met en joie…

Que vous soyez célibataire ou en couple, pas besoin de tout détruire pour construire de nouveaux chemins que l’on peut faire ensemble pour se créer, inventer, transformer sa vie.

Si non testez les itinéraires Carrosses, ils sont faits pour çà, des chemins de traverse incognito pour vivre votre révolution intérieure à petits pas.

Christine Lenoir

Si mes souvenirs sont exactes, voici une photo de Kandy, prise en voyage au Sri Lanka ou Ceylan. C’est une ville paisible et un peu magique.

Quel sera votre choix ?

Vous êtes devant la vitrine, subjuguée par le bijou. C’est une parure de reine et en même temps, vous vous dites que vous pourriez la porter tous les jours tellement elle semble faite pour vous.

Votre petite voix vous répète que vous n’avez pas le temps pour ces sottises, vous avez passé l’âge de vous attendrir devant une futilité. Vous n’êtes plus une petite fille qui se pâme devant un bijou de princesse parce qu’il brille de mille feux.

Enfin, vous vous dites que ce bijou ne fait pas du tout ce genre là. Il n’est pas clinquant, ni bling-bling, il est juste plein de profondeur et de mystère. Il vous rappelle les histoires mystérieuses que vous aimiez autrefois, avant, avant de devenir sérieuse.

Allez-vous entrer, juste pour l’essayer ?

Non, non. Vous allez vous faire alpaguer par la vendeuse qui saura vous embobiner pour vous faire essayer le collier. Après, vous ne pourrez plus résister et vous l’achèterez.

D’ailleurs, on ne voit même pas le prix. Il doit être cher, très cher. Ce n’est pas la peine de rêver ma pauvre fille, ce n’est pas un bijou pour toi.

Alors dépitée, vous vous détachez de la vitrine et vous partez d’un pas décidé dans la direction du parking. Vous vous sentez forte car vous avez résisté. Ils sont tellement forts ces commerçants pour vous faire miroiter des merveilles à des prix pas possibles et vous faire regretter vos achats juste après, remplie de culpabilité.

Vous êtes arrivée à votre voiture tout à fait sereine et presque fatiguée par l’énergie qu’il vous a fallu pour résister à la tentation. Vous vous installez confortablement au volant, mettez votre ceinture de sécurité et tournez la clé de contact dans la foulée. Silence. Rien ne se passe. La voiture ne démarre pas. Vous vous acharnez à remettre le contact encore et encore mais c’est toujours le point mort. Vous pestez. Vous culpabilisez de vous être attardée devant la vitrine de ce foutu magasin. Vous vous engueulez seule dans votre voiture.

Que faire ?

Vous tentez de vous calmer vous réfléchir. Vous sentez une petite voix malicieuse vous dire : Et si tu retournais au magasin ? Tu as bien besoin d’un petit remontant pour te faire plaisir. Et tout de suite après, l’autre voix, la raisonnable : Mais tu n’y penses pas, faire une dépense alors que ta voiture est foutue !

Et puis, vous êtes trop énervée. Vous ressortez de la voiture en claquant la porte sans même la refermer. Tanpis ! De toute façon, elle ne démarre pas alors qui pourrait bien la voler. Vous repartez d’un bon pas vers la boutique, cette fois bien décidée à entrer pour essayer le collier même si votre petite voix coupable vous dit que vous perdez du temps plutôt que d’appeler le garage avant qu’il ne ferme ou de prendre les transports en commun ou d’appeler quelqu’un pour vous dépanner.

Vous passez la porte du magasin en faisant tinter un signal sonore. Plantée au milieu de la petite boutique, vous attendez que la vendeuse vienne à vous car il n’y a personne pour vous accueillir. Pour patienter, vous faites un petit tour des vitrines disposées tout autour et tentez d’apercevoir de l’intérieur le collier exposé dans la vitrine. Vous ne voyez rien tant le décor est dense et arrangé en coupole au-dessus de l’étalage. Vous désirez essayer quelque chose ? La voix vous fait sursauter tant vous étiez absorbée à dénicher votre collier de l’intérieur.

Vous expliquez votre souhait à la vendeuse qui a l’air sorti d’un conte des 1001 nuits, habillée comme une maharani toute d’or et de safran. Celle-ci prend un air désolé en vous disant qu’elle vient tout juste de le céder à une personne il y a à peine un quart d’heure. Vous êtes tellement déçue mais elle ne vous propose rien d’autre comme l’aurait fait une autre vendeuse. Alors vous lui demandez s’il n’y aurait un autre bijou approchant.

Si vous aviez choisi ce collier aucun autre ne pourra vous satisfaire. Croyez-moi, en choisir un autre par dépit, vous serez terriblement déçue.

Vous repartez de la boutique complètement découragée. Vous vous en voulez et en plus vous allez devoir régler le problème de votre voiture en panne. Sur le trottoir, vos pas vous ramène à votre réalité et vous n’êtes pas vraiment pressée. Vous marchez d’un pas tranquille en réfléchissant au moyen de vous sortir de ce problème.

A un moment vous vous rendez compte que vous avez sûrement dépassé votre voiture et vous faites demi-tour. Toujours pas de voiture. Vous vous seriez trompée de rue ? Vous revenez sur vos pas et refaites le chemin. Non, vous êtes au bon endroit mais votre voiture a complètement disparu. En fait, ce collier vous porte la poisse. Vous avez bien fait de ne pas l’avoir acheté. A moins que ce ne soit le contraire, il se venge de ne pas avoir été acheté. C’est une sorte de malédiction en fait.

Il vous reste une seule chose à faire : appeler quelqu’un pour vous aider. Vous pensez tout de suite à votre meilleure amie mais vous tombez sur son répondeur. Vous laissez un message et vous vous asseyez sur le petit banc devant un gros platane tout près. Vous essayez de vous détendre en fermant les yeux pour respirer calmement et vous persuader qu’il n’y a rien de grave. Tout va bien.

Hé oh ! Véro ! tout va bien ? Vous vous réveillez en sursaut, les yeux inquiets de votre collègue Isa rivés sur vous. Vous balbutiez, les yeux dans le brouillard, le cou engourdi contre votre fauteuil à roulettes. T’as l’air vraiment crevé, tu devrais rentrer chez toi, de toute façon, c’est l’heure de la débauche.

Vous vous redressez, éteignez votre ordinateur et ramassez votre affaire machinalement. çà va aller ? demande toujours inquiète Isa. Oui, oui, t’inquiète, j’ai eu un petit coup de mou.

Vous n’avez qu’une idée en tête. Vérifier si votre rêve en était bien un. Vous n’avez jamais marché aussi vite, vous courez presque pour rejoindre la boutique. Il est là. Aussi beau que dans votre rêve mais était-ce un rêve ?

Quand un bijou vous choisis, n’hésitez plus …

Oui, j’en ai marre !

Marre de cette crise. Marre de me sentir coincée. Marre de ne plus sortir que pour faire les courses et pour me balader. Marre de tout ce que l’on nous dit. Marre de toute cette culpabilité. Marre des vaccins, pro ou anti. Marre je vous dis.

Bon, je vois des gens, de temps en temps, mais beaucoup moins qu’avant. Alors faut que çà sorte, que çà explose, que çà respire. 

Vous me direz, c’est normal, c’est le printemps qui commence à sérieusement nous chauffer. Mais quand même ! Y’en a marre !

Alors dans ces cas là, j’ai envie de tout envoyer balader : boulot, abonnés, site, réseaux, etc… tout je vous dis !

Et çà fait du bien rien que d’y penser, rien que de vous l’écrire, rien que de l’imaginer.

Alors comme çà va mieux, je cherche des solutions à ma crise existentielle car s’en est bien une.

Besoin de me retrouver, de retrouver mon essence, de me recoller à ce pourquoi je fais tout çà.

Besoin de changement aussi, alors je vais sans doute changer des choses, des habitudes et sans doute revoir tout mon site.

Besoin d’alléger, d’élaguer et j’ai supprimer toutes mes propositions d’ateliers. Revoir tout çà sous un oeil neuf pour proposer moins et mieux. Quelque chose qui soit plus en accord avec moi, mon nouveau moi, avec ce que je suis sans chercher à coller avec ce qui se fait, ce qu’on doit faire, ce qui fait pro, ce que les autres font, ce que l’on me conseille, ce que l’on voit sur les réseaux. 

Tout çà passe par le retrait, l’absence, le vide pour mettre en évidence le sens, le souffle, le corps et ses ressentis. La créativité a besoin de silence et de solitude aussi. Je me retire dans ma caverne plus souvent. J’ai de la chance j’en ai une. 

Les émotions vont et viennent comme les vagues. On a beau essayer de les gérer, les dompter, les comprendre, elles font partie de nous et notre seul travail est de les reconnaître. C’est notre face sombre ou notre face lumineuse.

Elles vont et viennent comme le jour succèdent à la nuit. Il n’y a pas a en avoir honte ou à essayer de les cacher, de le repousser, de les ensevelir sous des tonnes d’autres choses, d’autres émotions qui ne sont pas nous, elles rejailliront quoi que l’on fasse.

Elles vont et viennent comme la roue d’un moulin sans fin qui plonge dans l’eau froide et nous retrouve haletant.e pour reprendre notre souffle. Elles nous coupent la respiration, nous barrent le chemin que l’on voulait prendre, sapent notre énergie et mènent notre vie vers une direction qui ne nous convient pas.

Les émotions sont fluctuantes. Le temps qu’il fait, un rayon de soleil, un compliment, une remarque, une proposition, une pensée, un souvenir et tout est changé, chamboulé. Vers le côté sombre. Vers le côté lumineux. Cela dépend d’où nous nous trouvons au moment où cet événement survient.

L’émotion agréable irradie de l’intérieur vers l’extérieur, elle est toute extériorisation. Elle demande à sortir, à exploser à être exprimée et partagée. L’émotion désagréable nous indique qu’une part de nous n’a pas été respectée et qu’elle demande justice pour que l’équilibre soit retrouvé. Ce n’est pas à l’extérieur que nous allons retrouver cette part manquante et cet équilibre, c’est à l’intérieur de nous, en nous.

Cette chose qui arrive est toujours extérieure à nous.

L’émotion désagréable est le signe que nous nous sommes tourné.e vers l’extérieur, vers l’autre, les autres, le regard des autres. Le signe que nous n’avons pas pensé à nous, à notre intérieur, à notre corps et à ce qu’il ressent, à ce qu’il a à nous dire. Le signe que nous nous sommes détachés de nous et que nous avons rompu le lien avec nous-mêmes.

L’intériorité, le silence, le calme, la paix, la solitude, la rêverie, le lien avec la puissance de la nature sont des valeurs qui ont été rejetées, niées, dévalorisées. Elles passent souvent pour être les symboles des parias, des décalés, des exclus, des bizarres, des êtres que l’on ne comprend pas, des femmes bien sûr, mais aussi les comédiens, les artistes, les lecteurs. Le symbole de personnes qui ne font pas vraiment partie de la société, qui s’en écartent par choix ou parce qu’ils ne correspondent pas aux lois dictées par une hiérarchie, qu’elle soit religieuse, étatique ou élitiste. Cette société d’économie de marché qui valorise tout le contraire : le bruit, la consommation, la masse, le profit, la guerre, l’action, le plus offrant, la rapidité. On est tellement plus malléable et plus gouvernable quand on ne pense pas par soi-même et qu’on ne prends pas le temps de réfléchir.

Les émotions nous rappellent à notre humanité

Un peu de bienveillance, de temps et de douceur pour tout ce qui nous relie à notre nature, à notre corps, à ce flux de sang qui coule dans nos veines inlassablement. Quand les émotions nous dérangent, c’est qu’il y a quelque chose à comprendre, quelque chose à écouter, quelque chose à intégrer et à digérer. Les surgissements des sensations désagréables nous disent Pourquoi ? Que se passe-t-il ? De quoi as-tu besoin que tu ne comprends pas ?

Cet article m’a été inspiré par ma lecture du livre de Susan Fletcher Un bûcher sous la neige. L’histoire d’une guérisseuse que l’on traita de sorcière pour les besoins d’une cause qui n’était pas la sienne. L’héroïne Corrag fait toute entière corps avec la nature et l’immanence (CNRTL : présence par mode d’intériorité). L’histoire fait référence au massacre de la communauté de Glencoe dans les Highlands écossaise en 1692 dans le climat de la révolution anglaise. Durant trois siècles, en Grande-Bretagne, plus de 100 000 femmes instruites, indépendantes, âgées furent accusées de sorcellerie, torturées, condamnées et brûlées ou pendues. Corrag est devenue une légende et fait partie du folklore. Si vous aimez les landes sauvages, l’Ecosse et la nature, vous allez adorer.

Je ne sais pas mais je crois que c’est dans l’air. Est ce que c’est la saison qui fait que le cœur se gonfle d’innombrables émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres. A moins que ce ne soit l’alignement des planètes et l’ère du Verseau tout à la fois qui charrient un « je ne sais quoi ». C’est arrivé petit à petit, puis d’un coup comme une évidence.

C’est comme si tous les signaux c’étaient mis au vert. Pour dire, mais oui, c’est çà ! Dire qu’on le savait mais qu’on ne s’en rendait pas compte. Nous sommes tous collés à nos téléviseurs, nos écrans, nos livres et nos tablettes et à toutes nos occupations et divertissements. Nous sommes tous prix dans les filets de nos ambitions et de nos priorités. La maison, le travail, la famille, la religion, nos certitudes et nos culpabilités cernent nos vies où nous oublions si souvent le plaisir, la légèreté, la joie.

Il manque pourtant, souvent, une chose dont nous n’avons pas forcément conscience. Nous le savons. Ce manque est tapi au fond de nous, depuis les contrées du berceau, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse. Nous traversons la vie comme des mendiants d’une chose qui déborde de nous mêmes mais nous savons si peu la donner, si peu la recevoir. Nous manquons de temps, ce foutu temps dans lequel nous mettons toutes nos peurs.

Ce que j’ai ressenti dans l’air du temps, vous le sentez peut-être aussi. Il est dans le fil de mes pages, sur les images, dans tout ce que nous voyons, lisons, regardons. Nous le sentons tous mais aveugles que nous sommes nous ne voyons pas à l’intérieur combien nous en avons besoin, combien il transpire de partout, où que nous soyons. Il crie famine, il désespère, il hurle de douleur et de rage. Il est partout. Il n’est nulle part. Il nous constitue. Il nous construit. Il nous fait naître et renaître parfois.

Bien sûr, c’est bâteau, rabaché, dévoyé, saupoudré partout, enluminé, gâché, considéré comme ringard, rose bonbon, ridicule, mièvre. Pourtant, c’est bien là. Parfois maladroit, parfois mal emballé. Pourtant il arrive comme une vague immense que l’on voit de loin et soyez sûr.e qu’il ne peut pas nous faire mourir, bien au contraire. C’est la vie même.

Ce souffle de vie, cet élan vital qui nous submerge rien que d’y penser, cette bouffée merveilleuse qui nous transporte de joie pure. Regardez bien, observez avec attention, scrutez vos fils d’actualité, vos courriels, vos regards, les yeux de ceux qui les baissent, les yeux par dessus les masques, sur les mains que l’on ne tend plus, dans les corps que l’on n’étreint plus. Pas besoin de le nommer. Il est partout et je vous en envoie plein par mes mots, par mes pensées et par le cœur. Devenez contagieux.se d’amour. Faites-en une pandémie d’un virus dont nous ne voulons pas de vaccin.

Si vous êtes d’accord avec moi, je vous invite à m’envoyer un peu de votre cœur en symbole d’amour en commentaire.

Ce n’est pas la nuit noire du sommeil ou de l’insomnie.

C’est la nuit des enfants perdus, la nuit de l’inconnu qui nous cerne et nous perd.

Nous ne voyons pas les contours et nos aiguilles s’affolent de tant de flou, de brumes et d’incertitudes.

Nous voulons être sûr.e.s mais les temps ne nous offrent aucun repos.

Faire comme l’oiseau qui chaque jour se pose sur la branche pour attendre la fin de l’orage, le début du jour ou le coucher du soleil.

Ne pas lutter mais se laisser porter par le vent du hasard.

Guetter les rayons du soleil, les clairières et les accalmies.

Vivant au milieu du vivant.

Un instant de sérénité, après l’autre, créer quelque chose, laisser sa trace pour l’éternité ou pour le néant. Qu’importe.